login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11189
Sommaire Publication complète Par article 11 / 26
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Triton entre en scène, Mare nostrum se retire

Bruxelles, 31/10/2014 (Agence Europe) - C'est samedi 1er novembre que devait être lancée l'opération de l'agence Frontex 'Triton' destinée à aider l'Italie dans le sud et le sud-est du pays à gérer les frontières externes de l'UE et à venir en aide aux navires de migrants en détresse.

Conformément à ce qu'il avait laissé entendre début octobre à Luxembourg, le ministre italien de l'Intérieur, Angelino Alfano, a confirmé, vendredi 31 octobre, que l'opération des autorités italiennes Mare Nostrum s'achèverait bien au 1er novembre. « Mare Nostrum a fait son devoir », a dit le ministre, indiquant que l'opération avait coûté 114 millions d'euros au pays depuis son lancement. La marine italienne a sauvé plus de 150 000 personnes lors de cette opération. La relève assurée par Triton aura un objectif similaire, a expliqué la Commission européenne, car Triton permettra aussi de faire du sauvetage en mer si des migrants en détresse étaient repérés.

Triton n'est pour l'instant prévue que pour deux mois, le temps de re-budgétiser l'opération pour 2015 et de dresser un premier bilan. 21 États membres y participent et Frontex disposera en novembre et en décembre de 4 avions, d'un hélicoptère et de 7 navires de patrouille. Les États membres ont également mobilisé 65 officiers chargés d'aider à l'enregistrement des migrants. C'est l'Italie qui sera le pays pilote de cette opération Triton et c'est sur son sol que seront ramenés les migrants ou « à Malte dans des cas très exceptionnels, si la sécurité l'exige », a expliqué une source. Comparé aux 9 millions d'euros mensuels dépensés par Rome pour Mare Nostrum, Triton dispose d'un budget de 2,9 millions d'euros par mois. Ce budget pourrait être revu à la hausse, ont expliqué des sources de la Commission, pour qui il est peu probable que Triton ne soit pas reconduite en 2015.

Mais la Commission n'a pas levé les doutes sur le champ de surveillance en mer Méditerranée. Vendredi, elle a semblé assurer que la zone de surveillance de Triton serait quasiment la même que Mare Nostrum, en faisant valoir que la marine marchande italienne continuerait à patrouiller dans les zones couvertes par Mare Nostrum et qu'avec la détection aérienne traditionnelle, la surveillance resterait la même. Pour le président de la commission des libertés civiles du Parlement européen, Claude Moraes (S&D, britannique), la réalité est bien différente. « Triton n'opérera que sur une zone de 30 miles nautiques et aura le tiers des ressources de Mare Nostrum ». Il demandera une enquête sur les ressources mises en oeuvre dans la région par les États membres. (SP)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
SOCIAL
CALENDRIER