Bruxelles, 23/10/2014 (Agence Europe) - Le groupe de haut niveau de l'Union européenne sur la modernisation de l'enseignement supérieur a publié, mercredi 22 octobre, un rapport sur « les nouveaux modes d'apprentissage et d'enseignement dans les universités ». Le groupe, présidé par l'ancienne présidente irlandaise, Mary McAleese, formule 15 recommandations qui mettent l'accent sur la nécessité de mieux cibler les ressources pour promouvoir le développement et l'utilisation de méthodes plus souples d'apprentissage et d'enseignement numériques dans l'enseignement supérieur. « L'Europe est confrontée au défi de faire face à un nombre croissant d'étudiants, aux profils plus variés que jamais, et à la nécessité d'améliorer la qualité de l'apprentissage et de l'enseignement », a commenté la commissaire à l'Éducation, Androulla Vassiliou. « Bien que l'Europe soit sur la bonne voie, elle reste à la traîne des États-Unis pour ce qui est de l'utilisation des nouvelles technologies (…) Nous devrions tirer parti de nos atouts », a ajouté Mary McAleese.
Les ressources éducatives du monde entier sont de plus en plus librement accessibles et de plus en plus interactives, sortant du cadre des simples exposés ex cathedra en ligne, explique le rapport. L'apprentissage et l'enseignement peuvent être mieux adaptés aux besoins individuels des étudiants et les progrès réalisés dans l'analyse de l'apprentissage permettent aux enseignants de donner plus rapidement des informations en retour sur les performances des étudiants et d'identifier les domaines dans lesquels un soutien supplémentaire s'impose. Les méthodes d'apprentissage faisant appel au numérique commencent à s'imposer tant sur les campus qu'en ligne, de nombreux établissements européens d'enseignement supérieur tirant parti des nouvelles possibilités qu'offre cette technologie. Néanmoins, trop souvent, cette évolution est le fait de quelques membres du personnel enthousiastes et non d'une stratégie cohérente à l'échelle des établissements ou des différents pays. Sur base d'une analyse approfondie de la situation actuelle et des bonnes pratiques constatées à travers l'UE et au-delà, le groupe de haut niveau définit des pistes d'action pour soutenir l'enseignement fondé sur les nouvelles technologies. Tout en reconnaissant que les établissements d'enseignement supérieur sont les principaux acteurs du changement, le groupe insiste sur le fait qu'il appartenait aux pouvoirs publics de créer un environnement propice à ce changement. Créé en 2012 pour traiter les problèmes les plus urgents de l'enseignement supérieur en Europe, le groupe de haut niveau a formulé, dès sa première année d'existence, des recommandations à l'intention des établissements d'enseignement supérieur, des États membres et de la Commission (EUROPE n°10869).
Dans un communiqué, l'Union des étudiants européens ESU accueille favorablement le rapport qui met en évidence les besoins individuels des étudiants en matière d'enseignement et prône le recours à de nouveaux outils d'apprentissage en ligne diversifiés. Ces nouvelles méthodes contribuent à un enseignement réellement centré sur les étudiants, se réjouit l'ESU. (IL)