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Bulletin Quotidien Europe N° 11183
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Inclure les transports dans l'ETS serait contreproductif, selon T&E

Bruxelles, 23/10/2014 (Agence Europe) - Comparée à l'établissement de normes ambitieuses de qualité des carburants après 2020, l'inclusion du transport routier dans l'ETS conduirait à 160 000 emplois de moins et à une augmentation des importations de pétrole de l'ordre de 22 milliards d'euros en 2030, et de 77 milliards d'ici à 2050, selon une étude publiée mardi 21 octobre par Cambridge Econometrics.

« Inclure le transport dans le système d'échange de quotas d'émission (ETS) risque de nuire à la croissance de l'UE, à l'emploi et à la politique climatique et ne serait même pas légal », avertit l'ONG Transport & Environnement (T&E), préoccupée par un point dans le projet de conclusions du Conseil européen relatif au cadre Climat/Énergie 2030. À la demande du Danemark, une phrase a été introduite spécifiant que les États membres ont actuellement le choix d'inclure le secteur du transport dans l'ETS. Le Danemark nourrit l'espoir qu'une telle inclusion pourrait faciliter la réduction des émissions de CO2 dans les secteurs non-ETS (transports, bâtiments, agriculture).

« Il est temps que le Danemark renonce à cette idée qui est un non-sens et se concentre plutôt sur des solutions qui permettront vraiment de réduire les importations de combustibles fossiles et les émissions de CO2 », déclare William Todts de T&E.

L'ONG fait valoir que le meilleur moyen de faire participer le transport à l'ETS est d'allouer des permis pour la vente de carburants. Les fournisseurs de carburant seraient contraints de restituer des quotas et d'en répercuter les coûts sur les conducteurs automobiles sous la forme d'une taxe carbone sur les carburants de transport. Au prix actuel de 6 euros la tonne de CO2, le coût du carburant augmenterait de 0,015 euros par litre, soit 1% du prix actuel de carburant.

L'étude montre, qu'a contrario, même si le prix actuel de la tonne de carbone triplait, inclure le transport dans l'ETS ne permettrait de réduire la consommation de combustibles fossiles et les émissions provenant du transport que de 3% au cours des quinze prochaines années. Ce serait insuffisant pour permettre au transport routier, qui représente un tiers des émissions totales de CO2 et représentera la plus large source d'émissions de gaz à effet de serre peu après 2020, d'apporter sa juste contribution à la lutte contre le changement climatique. (AN)

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