Bruxelles, 30/09/2014 (Agence Europe) - Les Verts/ALE au PE veulent « mettre sur la sellette » les grands partis politiques, PPE et PSE en particulier, qui auraient passé entre eux un 'pacte de non-agression' au sujet de leurs commissaires-candidats aux profils fragiles, ont indiqué, mardi 30 septembre dans la matinée, les présidents du groupe, Philippe Lamberts et Rebecca Harms. Alors que les auditions ont démarré lundi 29 septembre et que le groupe a déjà annoncé qu'il voterait contre la désignation de la Suédoise Cecilia Malmström au portefeuille du Commerce (voir nouvelle séparée), les Verts/ALE veulent que les groupes PPE et S&D soient mis sous pression et s'expliquent publiquement au cas où ils laisseraient passer des candidats jugés sulfureux, comme l'Espagnol Miguel Arias Canete du PPE, soupçonné de conflits d'intérêts et de grande proximité avec l'industrie pétrolière, ou bien le Hongrois Tibor Navracsics, affecté à l'Éducation, la Culture et la Citoyenneté européenne. Selon ce pacte, démenti à plusieurs reprises par l'Italien Gianni Pittella, leader du groupe S&D au PE, les sociaux-démocrates pourraient fermer les yeux sur certains profils afin de conserver leurs candidats, le Français Pierre Moscovici, nommé au puissant portefeuille des Affaires économiques et financières, pouvant notamment constituer une cible idéale. Par ailleurs, d'autres candidats déplaisent aux Verts/ALE, comme le conservateur britannique Jonathan Hill, issu, lui, du parti CRE. (SP)