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Bulletin Quotidien Europe N° 11162
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) libye

L'UE et d'autres appellent au cessez-le-feu immédiat et au dialogue

Bruxelles, 24/09/2014 (Agence Europe) - L'UE ne serait pas directement impliquée dans le dialogue qui s'engage le 29 septembre à l'initiative du représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, Bernardino León et sous l'égide de l'UNSMIL (mission ad hoc de l'ONU). La précision est donnée à Bruxelles de source sûre. Mais l'UE reste mobilisée derrière les efforts entrepris par M. León. Celui-ci a obtenu peu après la réunion de concertation organisée le 17 septembre à Madrid par le groupe des pays de la Méditerranée occidentale ('5+5') (EUROPE 11160), et après la validation à Tripoli du nouveau gouvernement présidé par Abdullah al-Thinni, que le « dialogue » soit engagé entre les parties libyennes en cause sans exclusive. Selon l'UNSMIL, la réunion à laquelle sont conviées toutes les parties en cause libyennes doit aboutir à la concorde et à la restauration de l'unité institutionnelle via un accord sur le règlement intérieur de la Chambre des représentants et sur d'autres questions liées à la gouvernance du pays. La rencontre aura vraisemblablement lieu en Libye même.

L'UE fait partie du 'groupe des 13' (Algérie, Égypte, France, Allemagne, Italie, Qatar, Arabie saoudite, Espagne, Tunisie, Turquie, Émirats arabes unis, Royaume-Uni, États-Unis, l'UE et l'ONU) qui a appelé à agir pour mettre fin à l'anarchie institutionnelle et à la fin des hostilités. Réunis mardi 23 septembre dans un grand hôtel de New York avant l'Assemblée générale des Nations unies, leur ministre des Affaires étrangères ont assuré, dans un communiqué, qu'il n'y avait « pas de solution militaire au conflit » en Libye où deux gouvernements et deux parlements se disputent la légitimité politique.

Dans un communiqué relayé par les médias, Federica Mogherini, ministre italienne des Affaires étrangères - future Haute Représentante de l'UE - a estimé lundi que cette initiative était une « occasion à ne pas manquer ». « Nous sommes au début d'un parcours de stabilisation progressive que les parties se doivent de faire aboutir pour le bien de tous les Libyens, avec le soutien de la communauté internationale ». L'Italie a, dit-elle, « suivi les choses de près pendant tous ces mois et soutenu les efforts de pacification » et son pays est, a-t-elle rappelé, l'un des rares pays à avoir maintenu son ambassade ouverte en Libye.

La France, aussi directement concernée et qui a dû renoncer à Madrid à son « option militaire », demande la « mobilisation » en appui à l'action organisée par le secrétaire général des Nations Unies et salue l'idée d'une réunion de « dialogue ». Selon le porte-parole des Affaires étrangères à Paris, « dans le moment difficile que traverse la Libye, cette initiative vise à faire cesser les violences en vue d'une reprise de la transition politique. La résolution de la crise ne pourra être que politique. La formation d'un nouveau gouvernement issu des élections du 25 juin, dirigé par M. Al-Thinni, doit contribuer au succès du dialogue lancé sous l'égide des Nations Unies ». M. Al-Thinni, reconnu par la communauté internationale, est jusqu'à présent contesté par les milices 'islamistes'. (FB)

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