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Bulletin Quotidien Europe N° 11162
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) climat/onu

L'UE sera prête à temps pour un accord ambitieux à Paris en 2015

Bruxelles, 24/09/2014 (Agence Europe) - La preuve par l'exemple pour convaincre les autres d'agir résolument face à l'urgence climatique. C'était la stratégie retenue par l'UE en vue du sommet climatique mondial convié mardi 23 septembre à New York par Ban Ki-moon pour donner un élan politique aux négociations internationales toujours difficiles (EUROPE11160). Ce fut donc la trame du discours prononcé par José Manuel Barroso, soucieux de montrer, dans ce festival de belles promesses, que l'UE, seule région du monde à avoir pris un engagement contraignant de réduction de ses émissions pour 2020, a déjà réussi le découplage de sa croissance et de ses émissions et s'apprête à décider, en octobre, d'un nouvel objectif pour l'horizon 2030. L'Union européenne a également donné un signal rassurant aux pays en développement en matière de financement des efforts d'adaptation des pays pauvres les plus vulnérables. Le Fonds verts pour le climat, toujours vide, va enfin commencer à pouvoir se remplir avec les promesses faites notamment par la France et l'Allemagne de verser chacune 1 milliard de dollars sur quatre ans.

« Dans la course vers Paris, l'UE est leader par l'exemple. La Commission a proposé un objectif de réduction ambitieux de 40% des émissions nationales d'ici à 2030 par rapport à 1990, un objectif de renouvelables d'au moins 27% et 30% d'économies d'énergie », a annoncé José Manuel Barroso, confiant qu'au sommet européen des 23 et 24 octobre, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE scelleront un accord. « Ces objectifs sont une étape pour atteindre notre objectif plus large de réduire nos émissions de 80%à 95% d'ici à 2050. En fait, nous sommes déjà entrés dans le processus de décarboner l'économie de l'Europe. L'UE sera donc prête », a-t-il assuré, pressant « tous les pays ayant les plus grandes responsabilités et capacités de mettre de mettre leurs contributions sur la table en mars 2015 au plus tard »

Quant au financement de la lutte contre le changement climatique, il a souligné l'objectif de l'UE de consacrer 20% de l'ensemble de son budget à l'action pour le climat, soit 180 milliards à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE d'ici à 2020. En outre, « au cours des sept prochaines années, l'UE compte allouer plus de 3 milliards d'euros de dons pour soutenir l'énergie durable dans les pays en développement », a-t-il ajouté. Au total ce sont 14 milliards d'euros de fonds publics que l'UE mobilisera en dehors de ses frontières.

La veille, José Manuel Barroso avait cosigné avec cinq pays africains (Gabon, Cap Vert, Côte d'Ivoire, Liberia, Togo et Rwanda) des déclarations traduisant leur engagement à accroître l'accès des populations à des sources d'énergie durable, y compris dans les zones rurales. Sur les 3,3 milliards sur sept ans, 2 milliards seront destinés aux pays d'Afrique. « Paris doit être le point de départ d'un nouveau développement pour le monde », a lancé François Hollande qui accueillera la conférence onusienne (COP 21, fin 2015) où doit être conclu un accord climatique mondial, juridiquement contraignant avec tout le monde à bord. Le président Obama a souligné que « les deux plus grands économies, qui sont aussi les plus grands émetteurs au monde, auront une responsabilité particulière de faire preuve de leadership. C'est l'obligation qui incombe aux grandes nations ». Le vice Premier ministre chinois a, quant à lui, rappelé l'engagement de son pays à réduire l'intensité carbone de son économie (de 40% à 45% d'ici à 2020) et annoncé que la Chine s'engage à parvenir aussi vite que possible à un pic d'émissions suivi d'une réduction. (AN)

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