Bruxelles, 24/09/2014 (Agence Europe) - Le directeur des opérations de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à Gaza, Robert Turner, a appelé, mardi 23 septembre, l'Union européenne à faire davantage pour les Palestiniens et à ne pas agir uniquement d'un point de vue financier. « L'Europe ne doit pas être qu'une tirelire, mais avoir un rôle pratique », a-t-il expliqué devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Il a ainsi souhaité que les 'nouveaux' États membres, qui, selon lui, ont une expérience récente dans la réforme du service public, aident les Palestiniens à réformer leur service public. « C'est une façon concrète d'aider à la stabilité de Gaza », a expliqué M. Turner. « L'UE a son rôle à jouer, un rôle important. Ce n'est pas à la communauté internationale d'être chef de file, mais aux Palestiniens de décider et ensuite de s'adresser à nous pour les aider », a souligné le directeur des opérations.
Selon M. Turner, l'UE pourrait être plus active face à l'occupation d'Israël. « L'Europe devrait certainement être plus active. L'occupation perdure car elle ne coûte presque rien (à Israël). Le coût est payé par les Palestiniens, par les contribuables européens, cela changera quand cela aura un coût », pour Israël, a-t-il souligné, alors que l'UE est un partenaire commercial important de l'État hébreu.
M. Turner a expliqué que l'Autorité palestinienne (AP) avait besoin de beaucoup d'aide. Car selon lui, c'est à elle d'agir. « Chaque groupe doit jouer son rôle. Le Hamas doit s'écarter et laisser le gouvernement d'unité nationale prendre le pouvoir à Gaza, l'Autorité palestinienne doit faire preuve de volonté, Israël doit, au minimum, se mettre de côté, laisser le gouvernement prendre le contrôle de Gaza et la communauté internationale doit aider ce gouvernement à prendre le pouvoir », a-t-il détaillé. « Il faut que ce soit compris dès maintenant, la balle est dans le camp de l'AP, c'est à elle de prendre des mesures concrètes », a-t-il ajouté. « Si les quatre parties ne bougent pas, nous aurons un retour à la violence rapidement », a-t-il prévenu. Il a précisé que les problèmes qui existaient avant juillet existaient toujours.
Le jour même, les négociateurs palestiniens et israéliens auraient convenu de poursuivre leurs discussions indirectes pour une trêve durable lors de la dernière semaine d'octobre. (CG)