login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11158
Sommaire Publication complète Par article 24 / 32
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) libye

Conclusions confuses à la réunion de Madrid

Bruxelles, 18/09/2014 (Agence Europe) - La conférence de Madrid sur la Libye, organisée mercredi 17 septembre par les pays de la Méditerranée occidentale (groupe '5+5' qui comprend l'Italie, la France, Malte, l'Espagne, le Portugal, le Maroc, la Mauritanie, l'Algérie, la Tunisie et la Libye), s'est terminée sans la publication d'une déclaration finale, comme il a été constaté au terme de la réunion. Il ne serait toutefois pas exclu qu'il soit finalement décidé de publier ce jeudi des « conclusions de la présidence » déjà esquissées au cours d'une conférence de presse par le chef de la diplomatie espagnole. Cette confusion est le signe d'une mésentente sur les solutions à privilégier pour une sortie du conflit en cours qui inquiète pourtant unanimement les pays voisins et les principaux acteurs de la communauté internationale dont l'UE. En cause, des lectures différentes de la situation politique dans ce pays et le refus de pays voisins, surtout l'Égypte, que le « dialogue » prôné serve à mettre sur un pied d'égalité les autorités libyennes et les milices islamistes. Parmi les pays présents, certains ont insisté pour que « ceux qui pratiquent la violence et qui ne renoncent pas à la terreur ne prennent pas part au dialogue national ».

La réunion, selon le ministre espagnol, Manuel Garcia-Margallo, qui avait à ses côtés son homologue libyen, Mohamed Abdelaziz, a toutefois souligné la nécessité de « préserver l'unité, la souveraineté et la démocratie en Libye ». L'avis commun est que la solution à la crise « doit émaner des Libyens eux-mêmes ». Ont été soulignés néanmoins « le droit et l'obligation de la communauté internationale d'aider les Libyens dans la quête d'une solution politique à cette crise ». Celle-ci doit passer par « le dialogue national et la réconciliation avec la participation des acteurs politiques, des leaders des tribus et d'autres personnalités de renom ». Le ministre libyen aurait, lui, rejeté l'idée d'une intervention militaire dans son pays, qui, selon lui, a toujours eu des conséquences « désastreuses ». Il existerait, à son avis, d'autres formes d'aides à présenter à la Libye à travers la formation de son armée et de sa police et la fourniture de technologies de pointe pour lutter contre le terrorisme.

« Le rôle des institutions internationales consiste à aider et non à se substituer (dans les affaires internes des pays souverains). Par conséquent, nous ne pouvons en aucune façon accepter l'intervention militaire étrangère en Libye », a affirmé Ramtane Lamamra, ministre algérien, dans des déclarations aux médias de son pays. Le ministre, qui avait initialement bloqué la publication d'une déclaration commune, confirme le rejet d'une mise sur un pied d'égalité des milices rebelles et du gouvernement: « la Libye dispose d'un Parlement élu qui a la légalité de son côté ». Il note aussi que, « pour consolider sa légitimité, le Parlement doit pouvoir prendre des mesures d'apaisement, de rassemblement et de nature à créer un climat favorable à un dialogue inclusif et à la réconciliation nationale ». Outre les dix pays du groupe '5+5', étaient associés à ces entretiens l'UE en tant que telle et ses États membres concernés (en particulier la France), des pays limitrophes comme l'Égypte, le Niger, le Tchad et le Soudan, plus la Ligue arabe, l'Union pour la Méditerranée. L'ONU était représentée par son envoyé spécial pour la Libye, Bernardino León. (FB)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE