Strasbourg, 18/09/2014 (Agence Europe)- Le Parlement européen a appelé, mercredi 17 septembre, les États membres de l'UE à aider les autorités irakiennes et locales « par tous les moyens possibles, y compris l'assistance militaire appropriée », pour qu'elles puissent lutter contre l'État islamique (EI). Dans la résolution commune qu'ils ont adoptée sur « la situation en Irak et en Syrie: offensive de l'État islamique et persécution des minorités », les députés demandent à la communauté internationale d'aider les pouvoirs publics irakiens à protéger et à secourir les personnes qui fuient les zones en proie au terrorisme, « notamment en fournissant une protection militaire aux catégories les plus fragilisées ». Les élus saluent l'appel lancé par les États-Unis en faveur d'une coalition internationale contre l'EI et souligné la nécessité d'une action coordonnée des pays de la région pour contrer la menace que représente cette organisation.
Le Parlement européen appelle également l'UE à prendre des mesures supplémentaires contre l'État islamique, soumis à un embargo sur les armes et sur les actifs imposé par les Nations Unies. Il demande ainsi au Conseil d'envisager une utilisation plus efficace des mesures restrictives en vigueur, « en particulier pour priver l'EI des revenus provenant de la vente illicite de pétrole ou de la vente d'autres ressources sur les marchés internationaux ». Préoccupé par des allégations selon lesquelles certaines entités dans des États membres se livreraient au commerce illicite de pétrole avec l'EI, le Parlement demande à la Commission et aux États membres, si c'est confirmé, de veiller à ce qu'il soit « immédiatement » mis un terme à ce commerce. Les députés européens ont aussi appelé l'Union à imposer des sanctions à l'encontre de tous les acteurs - pouvoirs publics, entreprises publiques ou privées - qui participent au transport, à la transformation, au raffinage et à la commercialisation du pétrole en provenance des zones contrôlées par l'EI et de « contrôler minutieusement » les mouvements de capitaux pour « empêcher l'EI de se livrer à des activités économiques et de profiter des paradis fiscaux ».
Dans leur résolution, les élus condamnent fermement les « assassinats aveugles et les violations massives des droits de l'homme » perpétrés par l'EI et par d'autres organisations terroristes, ajoutant qu'il ne saurait y avoir d'impunité pour les auteurs de ces actes. Ils demandent aussi un soutien humanitaire supplémentaire pour les populations touchées par le conflit. (CG)