Bruxelles, 28/07/2014 (Agence Europe) - En réponse à l'ampleur de la crise humanitaire qui s'aggrave de jour en jour dans la Bande de Gaza, l'UE a décidé, vendredi 25 juillet, de mobiliser 5 millions d'euros d'aide d'urgence supplémentaires pour secourir les victimes, dont les trois quarts appartiennent à la population civile. « Il est crucial que cette aide parvienne à ceux qui en on désespérément besoin », a aussitôt averti Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Réponse aux crises, pressant toutes les parties de garantir le plein accès humanitaire.
Cette nouvelle aide humanitaire, acheminée par les organisations humanitaires partenaires d'ECHO sur le terrain, se concentrera sur les besoins les plus élémentaires de la population - fourniture d'abris, de nourriture, d'eau potable et de soins médicaux - comme l'a décidé la Commission européenne depuis l'escalade des hostilités.
Kristalina Georgieva horrifiée. La commissaire s'est dite «horrifiée par le nombre de pertes de vies humaines et de blessés parmi la population civile à Gaza » et a dénoncé, à cette occasion, la violation des principes du droit humanitaire international. « Il est inconcevable que des hôpitaux et des écoles dans lesquels des enfants, des malades et des personnes âgées, terrifiés, avaient trouvé refuge, aient été pris pour cibles militaires. La conséquence atroce en est qu'au cours des deux derniers jours, des enfants ont été tués toutes les heures. Il est intolérable que des locaux des Nations unies soient attaqués », déclarait-elle vendredi.
En trois semaines de conflit, l'opération israélienne « Mur de protection » a fait plus de mille morts et 150 000 déplacés. Elle a aussi causé la destruction d'infrastructures d'importance cruciale, y compris des hôpitaux, des centres médicaux et des écoles.
Les attaques contre les infrastructures sanitaires et le personnel de santé empêchent de porter secours aux malades et aux blessés. En raison des dégâts infligés au système électrique ou du manque de carburant pour alimenter les générateurs, 1,2 million de personnes, environ, sont privées d'accès ou n'ont qu'un accès très limité à l'eau potable ou aux services d'assainissement.
Ce nouveau financement porte à 23,5 millions d'euros l'aide d'urgence mobilisée par la Commission pour la population de la Bande de Gaza en 2014. (AN)