Bruxelles, 28/07/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne a officiellement sanctionné, vendredi 25 juillet dans la soirée, 15 nouvelles personnes et 18 entités en lien avec la crise ukrainienne. Parmi les personnes privées de visas et dont les avoirs sont gelés au sein de l'UE se trouvent Mikhail Fradkov, directeur du service des renseignements extérieurs de Russie, et Aleksandr Bortnikov, directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie, car ils ont contribué à « l'élaboration de la politique du gouvernement russe menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine ».
Le ministère russe des Affaires étrangères a considéré que ces sanctions mettaient en danger la coopération internationale dans le domaine de la sécurité. « L'élargissement de la liste des sanctions constitue un témoignage direct du choix des pays de l'UE de revenir sur la coopération avec la Russie en matière de sécurité internationale et régionale », a déclaré le ministère, condamnant ces « mesures irresponsables », qui devraient être « accueillies avec enthousiasme par les tenants du terrorisme international ».
Le président de la République de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, est aussi sanctionné par l'UE, car il a « fait des déclarations en faveur de l'annexion illégale de la Crimée et en faveur de l'insurrection armée en Ukraine ». Un des chefs autoproclamés de la République populaire de Donetsk, Pavel Gubarev, le premier vice-Premier ministre de cette République, Vladimir Antyufeyev, la ministre des Affaires étrangères chargée de la défense de cette République, Ekaterina Gubareva, son vice-ministre de la Défense, Fedor Berezin, et le président autoproclamé de la 'République de Nouvelle-Russie', Valery Kaurov, sont aussi soumis à une interdiction de visa et un gel de leurs avoirs.
L'UE a aussi sanctionné neuf entités compromettant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine: la République populaire de Lougansk, la République populaire de Donetsk, l'État fédéral de Nouvelle Russie, l'Union internationale des associations publiques 'Grande armée du Don', l'Organisation paramilitaire radicale 'Sobol', la milice d'auto-défense 'Garde de Lougansk' et les groupes séparatistes armés illégaux 'Armée du Sud-Est', 'Milice populaire du Donbass' et 'Bataillon Vostok'.
Les entreprises publiques de ferry Kerch Ferry, Sevastopol commercial seaport, Kerch commercial sea port, Universal-Avia, National Association of Producers “Massandra”, “Magarach” of the National Institute of Wine, Novy Svet factory of sparkling wine, le complexe hôtelier Nizhnyaya Oreanda et l'entreprise de Crimée Azov distillery plant figurent également sur la liste, car leurs propriétés ont été transférées en violation de la loi ukrainienne.
Au total, ce sont désormais 87 personnes et 20 entités qui sont sanctionnées en lien avec la crise ukrainienne.
Par ailleurs, l'UE a élargi la base légale pour pouvoir désormais également sanctionner « les personnes physiques ou morales, entités ou organismes qui apportent un soutien matériel ou financier actif aux décideurs russes responsables de l'annexion de la Crimée et de Sébastopol ou de la déstabilisation de l'est de l'Ukraine, ou qui tirent avantage de ces décideurs ». Les ambassadeurs européens devaient décider, lundi 28 juillet, d'ajouter de nouveaux noms à la liste des sanctionnés, selon ces nouveaux critères. Les ambassadeurs devaient aussi prendre des mesures supplémentaires pour limiter le commerce et l'investissement avec et en Crimée et à Sébastopol. (CG)