Bruxelles, 28/07/2014 (Agence Europe) - Plusieurs États membres, dont la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, Malte ou encore les Pays-Bas ont appelé, lundi 28 juillet, leurs ressortissants à quitter la Libye, alors que les violences s'intensifient. La Belgique l'a fait dès le 16 juillet dernier.
L'Italie aurait déjà facilité le départ d'une centaine de ses ressortissants, mais aussi de ressortissants d'autres pays, grâce à un avion militaire et par la route, via la Tunisie.
La France a demandé à ses ressortissants - ils seraient moins d'une centaine - de quitter la Libye en raison de la dégradation de la situation dans ce pays, a annoncé le ministère des Affaires étrangères, invitant les ressortissants français à entrer « au plus vite » en contact avec l'ambassade à Tripoli. Selon le ministère allemand, « la situation est extrêmement imprévisible et incertaine ». « Les ressortissants allemands encourent un danger accru d'enlèvements et d'attentats », a-t-il ajouté. Les Pays-Bas ont appelé leurs 70 ressortissants à quitter la Libye par leurs propres moyens, tout comme le Royaume-Uni avec ses ressortissants. Londres a appelé ses 100 à 300 ressortissants à partir « immédiatement par leurs propres moyens », tout en déconseillant tout voyage dans le pays.
Plusieurs pays européens, dont le Portugal, l'Autriche, la Roumanie, la Suède, le Danemark et la Finlande, ont aussi déconseillé à leurs citoyens de se rendre en Libye.
Par ailleurs, la délégation de l'UE à Tripoli est toujours ouverte, a précisé le porte-parole de la Haute représentante à EUROPE. « L'UE n'a pas décidé d'évacuer le pays. Cela vaut aussi bien pour la délégation de l'UE que pour l'EUBAM », a-t-il ajouté. La délégation comprend trois personnes et l'EUBAM, dix. « Nous sommes en contact permanent avec nos collègues de Tripoli et réévaluons la situation en permanence », a précisé le porte-parole. (CG)