Bruxelles, 17/07/2014 (Agence Europe) - Le Parlement européen a, jeudi 17 juillet, appelé la Haute représentante de l'UE et le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) à « renforcer leur présence et à améliorer leur visibilité au sein des structures de dialogue créées en vue de trouver une solution à la crise » en Ukraine, « y compris au sein du groupe de contact ».
En adoptant (497 voix pour, 121 contre et 21 abstentions) une résolution commune, les députés ont demandé « instamment » au Conseil européen « d'adopter une stratégie plus cohérente et plus ferme et de s'exprimer d'une seule voix face à la crise ukrainienne, en particulier face à l'attitude du gouvernement russe, y compris en ce qui concerne les questions liées à la sécurité énergétique de l'Union ». Ils ont ainsi déploré que certains États membres se montrent peu solidaires en la matière, par exemple en soutenant le projet South Stream.
Le Parlement demande au Conseil et aux États membres d'imposer de nouvelles sanctions à la Russie, dans le domaine de l'économie, de la finance et de l'énergie, ainsi qu'un embargo collectif sur les ventes d'armes au pays. « Toute nouvelle décision prise par la Fédération russe pour déstabiliser l'Ukraine entraînera l'aggravation des sanctions et sera lourde de conséquences pour les relations entre l'Union et la Russie », préviennent les députés, qui n'ont pas de compétence dans ce domaine.
Le Parlement a demandé à la Haute représentante et aux États membres d'accélérer le déploiement de la mission civile au titre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) dans les secteurs de la sécurité et de la police, une mission « disposant des moyens nécessaires ». Il s'est dit convaincu que cette mission devait « être pourvue d'un mandat ambitieux pour être en mesure d'apporter un réel soutien aux Ukrainiens dans le cadre des efforts assidus qu'il faudra déployer pour stabiliser la situation dans le pays ».
Les députés ont aussi demandé à la Russie de se montrer « résolue » à appuyer le plan de paix, car ce plan est « le principal espoir de désamorcer la situation et de retrouver la paix ». Les élus l'ont appelé à faire des premiers pas tangibles montrant qu'elle est réellement déterminée à ne plus envenimer la crise. Ils se sont dits en faveur d'un nouveau cessez-le-feu décidé « d'un commun accord ».
Saluant la signature de l'accord d'association, le Parlement a précisé qu'il entendait achever « dans les meilleurs délais » sa procédure de ratification de l'accord et a demandé aux États membres et à l'Ukraine de ratifier l'accord avec « entrain » afin de pouvoir le mettre pleinement en oeuvre « dès que possible ».
Les députés demandent en outre la remise en liberté immédiate de la pilote ukrainienne Nadejda Savtchenko, ainsi que celle de tous les otages retenus en Ukraine ou en Russie. (CG)