Bruxelles, 17/07/2014 (Agence Europe) - La mission technique de la 'troïka' (Commission, BCE, FMI) a pris fin, mercredi 16 juillet, à Athènes, après environ une semaine de discussions décrites comme « productives » par le trio institutionnel. L'objectif de ces rencontres entre les autorités grecques et la 'troïka' était de préparer le terrain pour la mission formelle qui débutera, selon un communiqué du trio, dans la seconde moitié du mois de septembre et qui s'attachera principalement au bouclage du budget du pays pour 2015. Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a récemment déclaré que la Grèce « donnerait tort à la 'troïka' » qui prévoit un 'trou budgétaire' pour l'année prochaine. Selon la presse grecque, le gouvernement doit cogiter, d'ici septembre, sur la manière de combler cet écart.
Sur les six actions préalables à mettre en oeuvre pour le début du mois d'août pour recevoir une tranche d'un milliard d'euros de l'eurozone, une des plus controversées a déjà fait son chemin au Parlement national: la privatisation d'une partie de l'entreprise publique de l'énergie Public Power Corporation (PPC). Les autres actions préalables concernent notamment l'adoption d'une législation sur les charges administratives, le financement des partis politiques ou encore l'adoption d'une loi forestière.
Si les assurances sur la mise en oeuvre de ces jalons spécifiques ont surtout été orales, une source de l'eurozone a estimé, jeudi 17 juillet, que cet objectif pourrait être atteint. Dans cette hypothèse, une conférence téléphonique des experts nationaux du Conseil, l''euro working group', pourrait en théorie permettre aux Européens de donner leur aval au décaissement de cette tranche d'un milliard d'euros.
Resteraient alors des mesures que doivent prendre les autorités grecques pour le mois de septembre et sur lesquelles la 'troïka' n'aurait pas non plus manqué d'insister, selon la presse grecque. Celle-ci annonce un mois d'août intense.
Enfin, sur la dette grecque et sa réduction, l'eurozone a utilisé chaque occasion qu'elle a pu pour rappeler que, pour ce faire, la Grèce devait tenir les engagements de son programme. Selon le Wall Street Journal, les créanciers entendraient lier directement chaque étape de la réduction de la dette à la mise en oeuvre de jalons spécifiques, à l'instar de ce qui se fait actuellement pour chaque versement de tranche. La Grèce entend quitter son deuxième plan d'assistance financière plus tard cette année et ce biais serait une manière de s'assurer que les mesures continuent à être prises, observe le WSJ. (EL)