Bruxelles, 08/07/2014 (Agence Europe) - Le ministre grec des Finances, Gikas Hardouvelis, a apporté une nouvelle fois des assurances à ses homologues de l'eurozone quant aux progrès des réformes économiques en Grèce, lors de la réunion de l'Eurogroupe, lundi 7 juillet.
A peine a-t-il laissé ses partenaires européens constater que la Grèce avait tenu ses engagements - mettre en oeuvre la 1ère série de six mesures spécifiques pour débloquer une tranche d'1 milliard d'euros - que M. Hardouvelis a garanti qu'une seconde série de mesures serait prête pour début août. Une fois mise en oeuvre, cette seconde série d'actions préalables débloquera à son tour une seconde tranche d'un milliard d'euros.
Les ministres ont donc accepté de débloquer une première tranche d'un milliard d'euros, dont le versement aurait pu intervenir plus tôt, puisque la série de mesures à laquelle il se rapporte devait être mise en oeuvre avant fin mai. M. Hardouvelis a assuré qu'il n'y aurait pas de nouveau retard pour les mesures spécifiques de juin, déjà hors délai. Un fait que n'aurait pas manqué de lui souligner le président de la BCE, Mario Draghi. Ce dernier aurait montré de l'inquiétude quant au ralentissement du rythme des réformes, a rapporté Bloomberg.
Une équipe technique de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) devrait débuter plus tard cette semaine, avant l'arrivée d'une mission formelle une fois que la mise en oeuvre de toutes les mesures spécifiques de la 4ème mission sera acquise. Restent donc six actions préalables, dont l'adoption d'une législation sur les charges administratives, une autre sur le financement des partis politiques, l'adoption d'une loi sur la foresterie, ou encore la scission et la privatisation d'une partie de l'entreprise publique d'électricité Public Power Corporation (PPC). Cette dernière mesure fait controverse en Grèce et a provoqué des grèves des employés de PCC jusque lundi. Premier parti d'opposition, la coalition Syriza réclame un referendum sur la question. Le plan initial était de soumettre la privatisation d'une partie de PPC au vote ce mercredi. (EL)