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Bulletin Quotidien Europe N° 11111
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Embargo russe sur le porc, l'UE demande à l'OMC de trancher

Bruxelles, 30/06/2014 (Agence Europe) - L'UE a officiellement demandé à l'OMC, vendredi 27 juin, de trancher le différend qui l'oppose à la Russie sur l'embargo imposé depuis janvier dernier par Moscou sur les exportations européennes de porc et de viande porcine, en raison d'un nombre limité de cas de fièvre porcine touchant des sangliers dans certaines zone de Lituanie et de Pologne, près de la frontière avec le Belarus.

L'UE juge les restrictions russes à l'importation de porc européen incompatibles avec les règles de l'OMC, notamment avec l'accord sur l'application des mesures sanitaires et phytosanitaires (accord SPS) et le GATT de 1994. A la demande de l'UE, et dans le cadre de la première étape du règlement des différends, les consultations avec la Russie ont eu lieu le 30 avril et le 1er mai derniers, mais leur résultat n'a pas conduit à une levée des mesures ni à une justification de leur maintien, explique la Commission, dans un communiqué. En outre, les discussions bilatérales ultérieures n'ont pas plus apporté de progrès.

« Les restrictions russes sur le proc européen sont disproportionnées et discriminatoires et elles ne se basent pas sur la science. Comme cela va à l'encontre des règles du commerce international, l'Europe n'a pas d'autre choix que de demander la mise en place d'un panel de l'OMC », commente le commissaire au commerce, Karel De Gucht. Le commissaire à la Santé, Tonio Borg, déplore, quant à lui, que la Russie n'ait pas voulu de l'offre de l'UE d'interdire le porc européen seulement en provenance des régions infectées (principe de régionalisation). « L'UE a immédiatement mis en place des mesures pour contenir la contagion de la maladie. Ainsi, les produits de l'UE en provenance des zones non touchées sont parfaitement sûrs. En dépit de nos efforts au cours des derniers cinq mois et des nombreux contacts bilatéraux avec la Russie, il n'y a pas de signe que la Russie permettra la reprise du commerce avec les régions non touchées dans l'UE », regrette-t-il. Son collègue à l'Agriculture, Dacian Ciolos, insiste pour sa part sur le manque à gagner pour le secteur porcin de l'UE, qui a atteint, en cinq mois, 580 millions d'euros.

En 2013, l'année précédant l'embargo, la Russie a absorbé un quart des exportations européennes de produits porcins, principalement en provenance des Pays-Bas, d'Allemagne et du Danemark, pour une valeur totale annuelle de 1,4 milliard d'euros. (EH)

 

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