Bruxelles, 24/06/2014 (Agence Europe) - Une grève aérienne annoncée par les contrôleurs aériens français à l'entame des vacances suscite un sentiment de déjà vu chez le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas. Ce dernier se range du côté des compagnies aériennes pour la condamner. Cette nouvelle grogne vise le Ciel unique européen, alors que Paris doit présenter à la fin du mois à la Commission européenne son plan de performance pour la période 2015-2019.
M. Kallas a regretté, mardi 24 juin, via son compte Twitter, les perturbations qui seront occasionnées au début de la période de vacances. En effet, la grève des contrôleurs est prévue du 24 au 29 juin, soit le premier week-end de départ en vacances. L'association internationale des transporteurs aériens (IATA) a aussi vivement critiqué l'action de grève, en rappelant l'importance des réformes aériennes prévues dans le cadre du Ciel unique européen, auquel la France a souscrit. Le directeur général de l'IATA, Tony Tyler, attend du pays qu'il respecte ses engagements et ne cède pas à la pression « de quelques contrôleurs privilégiés qui cherchent à se protéger de l'efficacité que toute autre industrie et travailleur sont mis au défi d'atteindre ». Il a insisté sur le fait qu'il y a plus de frontières dans le ciel que sur terre et que cela a un coût, soit 130 millions d'heures perdues en 2012 pour des retards qui auraient pu être évités grâce au Ciel unique européen.
Les États membres tardent en effet à abolir ces barrières nationales en mettant en place des blocs d'espace aériens fonctionnels. Une nouvelle série de procédures d'infraction à l'égard des États membres pourrait être présentée le 10 juillet. (MD)