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Bulletin Quotidien Europe N° 11107
INSTITUTIONNEL / (ae) pe 2014

Le Front national et le PVV font chou blanc

Bruxelles, 24/06/2014 (Agence Europe) - Elle avait dit le 28 mai, trois jours après le scrutin européen, n'avoir aucun « doute » ni « aucune inquiétude » sur le fait qu'elle formerait un groupe au Parlement européen avant le 24 juin et prévenu Nigel Farage, le trublion de l'UKIP, qu'il aurait une concurrence sérieuse. La dirigeante du Front National (FN) français, Marine le Pen, n'a pourtant pas gagné son pari, son homologue néerlandais, Geert Wilders, du Parti des Libertés (PVV) annonçant, lundi 23 juin dans la soirée, l'échec des négociations, échec confirmé plus tard par le Front National. Pire: Nigel Farage aura entre-temps 'débauché' l'une des élues du FN (qui a quitté le parti depuis) et pu, grâce à elle, former son propre groupe.

Le FN et le PVV qui avaient à leurs côtés la Ligue du Nord italienne, le Vlaams Belang belge et la FPÖ autrichienne, n'ont, eux, pas réussi à rallier d'autres partis issus de deux États membres différents, le seuil de 7 nationalités étant en effet requis pour constituer un groupe.

Dans un communiqué, le leader néerlandais a confirmé: « nous n'avons pas réussi à fédérer sept partis. Le PVV voulait un groupe, mais pas à n'importe quel prix », a-t-il dit à Reuters.

« À la précipitation, j'ai préféré la cohérence politique et la sécurité d'alliés partageant la même vision que la nôtre. C'est une décision collective avec Geert Wilders (PVV, Pays-Bas) et nos amis du FPÖ autrichien. Sans cette exigence, le groupe aurait été constitué hier. Nous n'avons pas voulu des Polonais du Congrès de la nouvelle droite (KNP), après avoir étudié son parcours et les déclarations de son président », a pour sa part expliqué Marine Le Pen le 24 juin au Figaro. Geert Wilders s'était en effet dit gêné, lundi 23 juin, par la venue d'un parti dont le président, Janusz-Korwin Mikke, a ouvertement remis en cause l'existence de l'Holocauste.

Les membres de ces formations continueront pour l'heure à siéger parmi les 'non-inscrits', même si Marine le Pen a encore expliqué dans la presse française qu'elle formerait un groupe à court-terme, ce qui est permis par les règles européennes, un groupe pouvant en effet se constituer à tout moment.

Mais les formations d'extrême-droite réunies autour de Mme le Pen et de M. Wilders ont surtout échoué à respecter l'échéance fixée le 23 juin à minuit pour la session constitutive du Parlement européen qui se tiendra début juillet à Strasbourg. Une session décisive qui permet notamment d'asseoir les groupes et de se répartir les commissions. Une lutte d'influence à laquelle ne participeront pas ces formations d'extrême droite, ni même Geert Wilders qui, dans un tweet en milieu de journée, a annoncé qu'il disait 'bye bye' à Bruxelles pour retourner siéger au parlement néerlandais. (SP)

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