Luxembourg, 24/06/2014 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères grec, Evangelos Venizelos, a souligné, lundi 23 juin, l'importance de relancer les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE après les élections présidentielles turques, en août 2014, qui auront lieu pour la première fois au suffrage universel. « L'UE et la présidence grecque de l'UE ont de grandes attentes vis-à-vis de la Turquie après les prochaines élections présidentielles. Nous espérons que cela permettra de revenir au processus de réforme avec une nouvelle dynamique, décisive, permettant aux négociations de retrouver un élan et d'ouvrir la voie vers l'adhésion » de la Turquie, a-t-il expliqué à l'issue du Conseil d'association UE-Turquie.
M. Venizelos et le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, ont, une nouvelle fois, appelé la Turquie à faire des réformes et souligné leurs préoccupations concernant l'indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs et la liberté d'expression. « Les réaffectations massives et les licenciements dans la police, l'appareil judiciaire et la fonction publique au cours des derniers mois sont également un sujet de grave préoccupation », a expliqué M. Füle. Il a aussi encouragé Ankara à répondre à toutes les allégations de corruption de manière « transparente et impartiale ». L'UE a également souligné l'importance de travailler sur la question de la réunification de Chypre.
De son côté, le ministre turc des Affaires européennes, Mevlut Çavuþoðlu, a martelé qu'il était « nécessaire de donner une chance au processus de négociations ». « L'UE doit avoir une approche stratégique du processus, au lieu de tenir compte d'une vision plutôt à court terme de certains États membres », a-t-il expliqué, critiquant le fait que 17 chapitres des négociations restent bloqués, selon lui, pour des raisons politiques. « Tous les chapitres doivent être ouverts sans délai », a-t-il ajouté. (CG)