Bruxelles, 19/06/2014 (Agence Europe) - La présidence italienne du Conseil, qui commence le 1er juillet, a bien la volonté d'ouvrir les négociations d'entrée de jeu sur le pilier politique du quatrième paquet ferroviaire. Mais Rome devrait donner la priorité à la gouvernance ferroviaire et pas à l'attribution des contrats publics. Une ambition qui préoccupe la Commission, qui préférait que ces deux volets du pilier politique soient négociés en parallèle.
Négociations italiennes. Lors de son passage à Rome la semaine dernière, le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, en aurait touché un mot au ministre italien des Infrastructures, Maurizio Lupi. Alors que les négociations politiques s'annoncent longues et périlleuses, la Commission donne franchement sa faveur à la possibilité de négocier ce pilier en tant que paquet, et pas en séparant les négociations concernées sur la directive 2012/34/EU et le règlement 1370/2007. Des sources proches du dossier affirment que la Commission met la pression sur l'Italie à ce sujet. Elles indiquent en outre que s'il est très peu probable que le dossier puisse être bouclé sous cette présidence, les travaux pourraient sans nul doute bien progresser sous cette présidence. L'Italie possède une expérience solide et concluante dans l'ouverture des marchés ferroviaires, ce qui présente un avantage dans ce cas de figure.
Nouveaux rapporteurs au PE. Pour rappel, le Parlement européen s'est déjà doté d'une position en première lecture sur la totalité du paquet, le Conseil uniquement sur le pilier technique. Une fois que le Conseil aura une position sur l'ensemble du paquet, les négociations interinstitutionnelles pourront démarrer. Celles-ci seront aussi compliquées par le fait que les deux rapporteurs du Parlement européen sur le pilier politique, Saïd El Khadraoui et Mathieu Grosch, n'ont pas été réélus. Deux autres eurodéputés devront donc reprendre leurs rapports en cours de route et mener les négociations sur cette base. (MD)