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Bulletin Quotidien Europe N° 11101
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Indication de l'origine de la viande porcine/volailles, le Conseil inflexible

Luxembourg, 16/06/2014 (Agence Europe) - Les ministres de l'Agriculture des pays de l'UE ont rejeté, lundi 16 juin, la position du Parlement européen demandant de renforcer encore davantage l'étiquetage des viandes fraîches, réfrigérées et congelées des espèces porcine, ovine, caprine et des volailles. Le PE avait demandé un étiquetage obligatoire indiquant le pays d'origine de toute viande non transformée de ces espèces (comme le prévoit la législation sur l'étiquetage de la viande bovine).

La Commission a communiqué des informations au Conseil concernant la résolution du Parlement européen du 6 février 2014 relative au règlement d'exécution n° 1337/2013 en ce qui concerne l'indication du pays d'origine ou du lieu de provenance des viandes fraîches, réfrigérées et congelées des animaux des espèces porcine, ovine, caprine et des volailles (10857/14). Le Parlement estime que le règlement d'exécution devrait aller plus loin (de ce que prévoit le règlement, à savoir indiquer le lieu d'élevage et le lieu d'abattage) et prévoir aussi un étiquetage obligatoire indiquant le pays d'origine de toute viande non transformée, conformément à la législation en vigueur en matière d'étiquetage de la viande bovine.

En mars dernier, la Commission a présenté aux ministres un rapport sur la possibilité d'étendre l'indication obligatoire de l'origine à toutes les viandes utilisées comme ingrédient. L'une des principales conclusions de ce rapport est que les consommateurs sont intéressés par une indication de l'origine de la viande, mais qu'ils ne sont pas disposés à payer le prix inhérent à cet étiquetage. D'après ce rapport, plus l'indication sera précise, plus les coûts seront élevés. Au moment du débat, la présidence a noté qu'il existait toujours une divergence de vues entre les États membres en ce qui concerne les scénarios évalués par le rapport. Si de nombreuses délégations se sont déclarées favorables à l'introduction d'une indication obligatoire, un certain nombre d'entre elles souhaiteraient que l'étiquetage comporte une indication de l'État membre de l'UE ou du pays tiers concerné, alors que certaines autres préféreraient une indication attestant l'origine UE/non-UE. Toutefois, d'autres délégations ont plaidé pour le maintien d'une indication facultative de l'origine sur l'étiquette (autrement dit un statu quo).

Lors du Conseil Agriculture de lundi, les pays qui ont soutenu la Commission (donc qui estiment que le PE va trop loin) ont été l'Irlande, l'Espagne, la France, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal. Aucune délégation ne s'est prononcée en faveur de la résolution du PE. (LC)

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