login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11101
Sommaire Publication complète Par article 31 / 40
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) fiscalitÉ

La charge fiscale plus lourde dans l'UE en 2012

Bruxelles, 16/06/2014 (Agence Europe) - La charge fiscale s'est alourdie en 2012 dans l'UE, a révélé un rapport publié par la Commission européenne et l'institut des statistiques européen, Eurostat. En pourcentage du PIB, les recettes fiscales (impôts et cotisations sociales) ont augmenté pour s'établir à 39,4% du PIB en 2012, par rapport à 38,8% en 2011. Dans la zone euro, ce chiffre a été de 40,4% du PIB en 2012, contre 39,5% en 2011. À titre d'exemple, aux États-Unis, ce chiffre s'est élevé à 24,7%.

En 2012, le ratio recettes fiscales/PIB a augmenté dans 22 États de l'UE, est resté stable à Chypre et a diminiué dans six États (Portugal, Slovaquie, Royaume-Uni, Lituanie, Suède et Roumanie). Les estimations indiquent en outre que cette tendance devrait persister en 2013. Le rapport explique que cette tendance à la hausse reflète les mesures fiscales proactives (comme l'augmentation de la TVA, l'introduction de nouvelles taxes) prises par les États membres durant ces dernières années pour corriger leur déficit ainsi que la reprise en cours dans la plupart des États membres. Les écarts entre les États sont assez nets. À titre d'exemple, les recettes fiscales ont représenté 27,2% du PIB en Lituanie, alors qu'au Danemark elles ont représenté 48,7% du PIB.

Après le Danemark, où la charge fiscale est la plus lourde de l'UE, l'on trouve la Belgique (45,4% du PIB), la France (45%), la Suède (44,2%), la Finlande (44,1%) et l'Italie (44%).

Le rapport a également révélé que l'imposition du travail constitue la principale source de recettes fiscales dans l'UE, devant les taxes à la consommation et les impôts sur le capital. Les récentes recommandations de la Commission européennes adressées aux États membres au cas par cas ont mis en avant la nécessité de réduire la charge fiscale sur le travail pour créer de l'emploi, a rappelé le commissaire européen à la Fiscalté, Algirdas Semeta. Le rapport publié lundi « confirme les inquiétudes de la Commission », a-t-il ajouté. Les impôts sur le travail ont représenté la principale source de recetttes fiscales en 2012 dans vingt-quatre États de l'UE et, pour treize d'entre eux, ils ont compté pour plus de la moitié des recettes fiscales. Les proportions les plus élevées de la taxation sur le travail sont observées en Suède (58,6%), aux Pays-Bas (57,5%), en Autriche (57,4%) et en Allemagne (56,6%). Seuls quatre États enregistrent une proportion inférieure à 40%: la Bulgarie (32,9%), Malte (34,6%), Chypre (37,1%) et le Royaume-Uni (38,9%).

La transition fiscale vers d'autres postes que le travail ('tax shift away from labour') que la Commission appelle de ses voeux pour aider les entreprises à être plus compétitives, « doit encore se matérialiser », a commenté M. Semeta.

Les taxes sur la consommation ont, quant à elles, constitué la principale source de recettes fiscales dans quatre États (Bulgarie, Croatie, Malte et Roumaine). Les plus faible proportions de la taxation sur la consommation sont observables en Belgique (23,7%), en France et en Italie (24,7% chacun).

Enfin, les impôts sur le capital représentent la plus faibles proportion de recettes fiscales dans tous les États de l'UE. Ils n'excèdent 25% des recettes fiscales qu'au Luxembourg (27,5%), au Royaume-Uni (27,4%), à Malte (26,6%) et à Chypre (26,1%). En Estonie et en Slovénie, ce chiffre n'atteint même pas 10% (respectivement 7,1% et 9,8%). (EL)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES
INSTITUTIONNEL
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE