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Bulletin Quotidien Europe N° 11096
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transports

Méga-camions, le rail soulagé par la décision du Conseil

Bruxelles, 06/06/2014 (Agence Europe) - Le rail pousse un soupir de soulagement après que le Conseil Transports a choisi de ne pas ouvrir toutes les frontières aux méga-camions, dans sa première lecture de la révision de la directive sur le poids et la dimension des camions.

En revanche, la période de transition pour le nouveau design des cabines ne réjouit pas le Conseil européen de la sécurité du transport (mais bien les fabricants).

L'accord politique des ministres des Transports sur la révision de la directive 96/53/EC, survenu lors du Conseil Transports jeudi 5 juin, a été accueilli de façon mitigée par les parties prenantes (EUROPE 11095).

Les transporteurs routiers (IRU) ont salué la version du Conseil, se bornant à rappeler qu'il était crucial que l'industrie dispose d'outils nécessaires pour satisfaire « ses obligations environnementales et renforcer la sécurité routière ».

Le secteur ferroviaire, par la voix de la Communauté du rail (CER), a, pour sa part, fait part de son soulagement en apprenant que les ministres avaient décidé de supprimer toute référence aux méga-camions et de s'en tenir à l'interprétation donnée par la Commission des règles en vigueur (trafic transfrontalier autorisé entre deux pays consentants). Le ferroviaire craint comme la peste un effet domino de la libéralisation du trafic transfrontalier de ces méga-camions et un report modal du rail vers la route. Le scénario le plus pessimiste évoqué par la CER serait que 35% du fret ferroviaire soient perdus à la faveur du transport routier.

Les changements apportés par la révision de la directive portent uniquement sur les modifications techniques du design des camions, pour les rendre plus sûrs et plus écologiques. Toutefois, les ministres ont déçu les attentes en matière de sécurité pour les usagers les plus vulnérables de la route. Le Conseil européen pour la sécurité du transport (ETSC) déplore qu'une période de transition ait été introduite spécifiquement pour les modernisations techniques à apporter aux cabines des camions, qui pourraient améliorer la visibilité du conducteur et l'absorption des chocs (cinq ans après la mise en application des règles, soit huit ans en tout). « Le public veut des camions plus sûrs le plus tôt possible », assure le directeur exécutif de l'association, Antonio Avenoso, dans un communiqué.

Une période de transition qui ne peut que plaire aux fabricants automobiles. Dans un communiqué, leur association européenne, l'ACEA, explique que l'industrie doit bénéficier de délais suffisants pour « refléter la complexité et les coûts » s'il s'avère obligatoire de repenser l'avant des cabines des camions. (MD)

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