Bruxelles, 06/06/2014 (Agence Europe) - La démission, jeudi 5 juin, d'Haris Theoharis, secrétaire général grec aux Revenus publics, est une « cause d'inquiétude sérieuse » pour la Commission européenne, a indiqué Simon O'Connor, porte-parole de l'institution bruxelloise.
M. O'Connor a ajouté que, depuis son arrivée en février 2013 à l'entité semi-autonome du ministère grec des Finances qu'il dirigeait, M. Theoaris avait joué un « rôle clé dans la modernisation et la numérisation de l'administration fiscale, l'augmentation des revenus de recouvrement et la mise en oeuvre de nouvelles réformes fiscales majeures pour le revenu et la propriété ».
M. Theoharis a évoqué des raisons personnelles pour justifier sa décision, mais la presse grecque insinue qu'il a été poussé vers la sortie. Cité par le Financial Times, le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, a déclaré qu'il aurait préféré que la poursuite de l'évasion fiscale se soit mieux passée, mais que M. Theoharis avait fait ce qu'il avait pu. Selon M. Theoharis, les derniers chiffres ont montré que les 280 enquêtes menées récemment n'avaient produit que 80 millions d'euros de recettes.
M. O'Connor a précisé que la 'troïka' suivrait de près les engagements des autorités grecques à rendre plus autonome l'administration chargée de collecter l'impôt. Même chose pour le respect d'un « processus rigoureux, transparent et basé sur le mérite pour la nomination des cadres supérieurs dans le secteur public grec ». Et d'espérer que ce processus sera appliqué pour la nomination du successeur de M. Theoharis. (EL)