Bruxelles, 13/05/2014 (Agence Europe) - Les objectifs de protection de l'eau dans l'UE ne sont que trop partiellement intégrés dans la politique agricole commune (PAC), que ce soit dans le cadre du développement rural ou de l'éco-conditionnalité (octroi d'aides sous réserve du respect de certains critères, environnementaux notamment), estime la Cour des comptes de l'UE dans un rapport publié mardi 13 mai.
Un exemple: le principe du pollueur-payeur n'a pas été intégré dans la PAC. Résultat: « un agriculteur qui pollue continuera de recevoir sans réduction un nombre significatif de paiements au titre du développement rural », note le rapport réalisé sur la base d'un audit mené en 2012 et 2013 dans sept États membres confrontés à des problèmes de qualité ou de quantité d'eau (France, Danemark, Grèce, Espagne, Italie, Pays-Bas et Slovaquie). De plus, le suivi des pressions agricoles sur l'eau est insuffisant, selon la Cour. Les instruments en place ont certes permis d'accroître la quantité d'eau et d'améliorer sa qualité, reconnaît le rapport, mais ils sont trop limités au regard des ambitions politiques définies pour la PAC surtout que les objectifs sont encore plus ambitieux pour la période 2014-2020.
« En Europe, l'agriculture est, tout naturellement, un grand consommateur d'eau - elle représente un tiers environ de l'utilisation totale - et elle exerce des pressions sur les ressources disponibles, en raison, par exemple, de la pollution par les nutriments », a déclaré M. Cardiff, au nom de la Cour, dans un communiqué. (LC)