Bruxelles, 13/05/2014 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a souligné, mardi 13 mai, qu'il n'était « pas encore trop tard », si la Russie souhaitait avoir « une approche constructive », un « engagement » dans le conflit ukrainien. « C'est dans l'intérêt de la Russie de saisir cette occasion pour tourner la page de ce qui se passe et d'arriver à une véritable phase de désescalade », a-t-il expliqué à l'issue d'une rencontre entre la Commission et le gouvernement ukrainien. «La Russie est déjà engagée en faveur des terroristes », lui a répondu le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk. « La Russie ne parviendra pas à faire de l'Ukraine un État défaillant », a-t-il prévenu.
Dans une déclaration commune, Européens et Ukrainiens ont appelé à des élections présidentielles le 25 mai « libres et équitables ». «Nous pensons qu'il est possible d'améliorer la situation et de la stabiliser », a expliqué M. Iatseniouk. « Il restera des points chauds, des endroits difficiles, mais la commission électorale fera tout ce qu'elle pourra pour que tous les Ukrainiens puissent s'exprimer », a-t-il ajouté. Interrogé sur la feuille de route de l'OSCE, le Premier ministre a souligné qu'un dialogue national ukrainien a commencé il y a deux mois. « C'est bien que le plan que notre gouvernement a présenté ait beaucoup de similitudes avec celui proposé par le président en exercice de l'OSCE, mais il faut un processus mené par l'Ukraine et sous sa responsabilité », a-t-il ajouté. Européens et Ukrainiens ont apporté leur « plein soutien » aux efforts de l'OSCE et de son président pour contribuer à la désescalade.
La Commission et le gouvernement ont signé le programme de reconstruction de l'État d'un montant de 355 millions d'euros, accompagné de 10 millions d'euros pour la société civile, et le protocole d'accord sur le milliard d'euros d'assistance macro-financière. (CG)