Bruxelles, 07/05/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne désire un gouvernement stable en Libye, a souligné mardi 6 mai le porte-parole de la Haute représentante, Catherine Ashton, alors que la nomination du nouveau premier ministre, Ahmed Maiteg, fait polémique. « L'UE croit savoir que certaines questions juridiques ont été soulevées autour de cette nomination. Par conséquent, elle s'abstiendra de commenter jusqu'à ce que la situation soit entièrement clarifiée », a ajouté le porte-parole. Le Congrès national général a élu M. Maiteg le 4 mai, mais son président par intérim a ensuite déclaré le scrutin illégal, après une dispute sur la procédure. M. Mann a précisé que « l'UE respecte la souveraineté libyenne et tout processus qui est en conformité avec les procédures démocratiques et les exigences légales en vigueur ».
Il a aussi prévenu que l'Union européenne allait soutenir tous les efforts pour mettre en place un gouvernement stable ayant le soutien de la population libyenne. M. Maiteg est le cinquième Premier ministre à être nommé depuis deux ans et demi.
L'UE condamne la violence
Par ailleurs, l'Union européenne a condamné « les attaques continues par des groupes ou des organisations terroristes visant les forces de sécurité légitimes de la Libye à Benghazi », après des nouveaux affrontements entre des soldats des forces spéciales et des policiers, et les militants d'Ansar Al-Sharia, vendredi 2 mai. 10 militaires et policiers auraient été tués et 28 blessés, 3 soldats des forces spéciales capturés lors des combats ont été retrouvés morts et 27 militants dont 8 étrangers (algériens, syriens et yéménites) auraient été tués dans l'attaque du bâtiment de la direction de la sécurité nationale à Benghazi.
« Ces attaques portent atteinte à la révolution pour laquelle les Libyens se sont battus si durement et compromettent la transition de la Libye vers un État véritablement souverain, libre, démocratique et prospère dans lequel tous les Libyens peuvent participer », a dénoncé le porte-parole de la Haute représentante, Michael Mann. « La violence et les actes de terrorisme, peu importe les griefs contre qui ils sont dirigés, ne sont jamais des outils acceptables pour atteindre des objectifs politiques », a-t-il ajouté.
« Nous demandons instamment à tous les Libyens de soutenir la transition vers la démocratie selon les principes pour lesquels ils se sont battus durant la révolution du 17 février », a précisé le porte-parole. L'UE a salué le début des travaux de l'Assemblée sur la rédaction de la Constitution et a précisé qu'elle restait engagée dans son soutien à la Libye et à ses institutions « dans cette phase difficile ». (CG)