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Bulletin Quotidien Europe N° 11069
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) santÉ

L'immigration, un défi qui concerne tous les États membres

Athènes, 29/04/2014 (Agence Europe) - La réunion informelle des ministres de la Santé, lundi 28 et mardi 29 avril à Athènes, a débouché sur un constat: la santé des migrants est devenue un défi particulier pour l'Union européenne, avec une pression migratoire qui augmente et un besoin de plus en plus important de la population en matière de soins de santé de base.

L'Union européenne a entamé une réflexion approfondie sur la question de l'immigration après les événements dramatiques survenus à Lampedusa en 2013 et la présidence grecque a voulu, lors de la réunion informelle, mettre l'accent sur les problèmes sanitaires engendrés par l'immigration massive de même que sur les réponses que les États membres peuvent apporter. Elle voulait attirer l'attention de tous les États membres sur l'importance d'approfondir la coopération dans ce domaine et transmettre un message de solidarité. En effet, « l'immigration ne peut pas être un fardeau porté par un seul ou quelques pays. C'est un problème d'envergure européenne », a indiqué le ministre grec de la Santé, Spyridon-Adonis Georgiadis.

« Nous avons des obligations légales envers les réfugiés. Et si la plupart des immigrés sont en bonne santé, nous devons aussi protéger nos citoyens », a déclaré le commissaire en charge de la santé, Tonio Borg. Le commissaire préconise davantage de coopération pour identifier précisément les besoins des migrants en matière de santé, selon leur origine. « Ce que nous essayons de faire, c'est d'établir des lignes directrices afin de définir quels groupes de migrants devraient passer une visite médicale et quand, sur la base de leur pays d'origine. Nous ne considérons pas les migrants comme des vecteurs de maladies, mais nous devons nous assurer que certaines maladies du passé ne réapparaissent plus », a précisé le commissaire.

La population immigrée est, en effet, davantage exposée à certaines maladies infectieuses, comme le diabète, la tuberculose et le sida, et certaines franges de la population, comme les femmes et les enfants, sont particulièrement fragilisées. Afin de faire face à ces défis et de répondre le plus précisément possible aux besoins sanitaires de la population immigrée, les États membres mettent en place des actions qui peuvent varier fortement. Il n'existe, d'autre part, aucune liste commune des maladies à surveiller en priorité, même si la tuberculose est soumise à une surveillance particulière. La Commission européenne a créé par ailleurs un nouveau fonds doté de trois milliards d'euros afin d'aider les États membres à financer des projets relatifs à l'amélioration de la santé des migrants, a annoncé M.Borg. Ce fonds n'interviendra pas seulement pour améliorer les infrastructures, mais il aura un impact direct sur la prise en charge de la santé des migrants, a-t-il ajouté. (IL)

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