Bruxelles, 29/04/2014 (Agence Europe) - À compter d'octobre de cette année, les banques européennes auront entre six et neuf mois pour couvrir leurs déficits de fonds propres, selon qu'elles soient insuffisamment capitalisées sous un scénario de référence (dans ce cas six mois) ou sous un scénario plus pessimiste, l'adverse scenario (neuf mois), a annoncé la Banque centrale européenne, mardi 29 avril.
Vitor Constâncio, vice-président de l'institution de Francfort, a déclaré que les banques devraient commencer à examiner les sources privées de capitaux susceptibles d'être mises à contribution après l'examen de la qualité de leurs actifs et à en planifier l'utilisation.
En parallèle, l'Autorité bancaire européenne (ABE) a annoncé le même jour la méthodologie et les détails du scénario macroéconomique utilisés pour les tests de résistance.
Le scénario 'adverse' se base sur un décalage du PIB européen par rapport à ses niveaux de base de -2,2% en 2014, -5,6% en 2015 et de -7% en 2016. Le chômage serait quant à lui supérieur de 0,6% à son niveau de base en 2014, de 1,9% en 2015 et 2,9% en 2016. Le scénario prend en compte un nouveau creusement de l'écart des rendements obligataires en zone euro, avec une dépréciation massive des monnaies des pays d'Europe centrale et orientale. Andrea Enria, président de l'ABE, a déclaré que la méthodologie développée permettrait « d'obtenir un outil solide et efficace pour les superviseurs face aux vulnérabilités restantes dans le secteur bancaire européen ». De son côté, le commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier, a jugé la méthodologie « robuste », combinée à un « scénario difficile », dans la mesure où elle permettra d'identifier les vulnérabilités qui peuvent persister dans le secteur bancaire. (EL)