Bruxelles, 24/02/2014 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères islandais, Gunnar Bragi Sveinsson, a annoncé, le 21 février, que son pays allait retirer sa candidature pour une adhésion à l'UE, sans passer par un référendum, comme initialement envisagé. Un projet de loi des Parti du Progrès (centre) et Parti de l'Indépendance (droite) demande au gouvernement de « retirer la candidature à une adhésion à l'UE » déposée en 2010. « Un tel projet de loi sera de ma responsabilité. Le ministre des Affaires étrangères de l'époque avait présenté le projet de candidature, il est donc naturel que je présente le projet pour la retirer », a expliqué M. Sveinsson à la télévision publique Ruv.
L'Islande va enterrer sa candidature sans le référendum initialement promis par les deux partis eurosceptiques au pouvoir, a souligné le gouvernement, alors qu'en cas de référendum, le non concernant la poursuite des négociations d'adhésion était favori. « Une autre candidature ne sera pas déposée sans tenir d'abord un référendum », indique le projet de loi déposé. La présidente du groupe parlementaire du Parti de l'Indépendance, Ragnheidur Rikhardsdottir, a regretté qu'il n'y ait pas de référendum. « J'aurais souhaité une issue différente. Mais le groupe parlementaire a décidé de retirer la candidature de cette manière », a-t-elle expliqué au site Internet d'informations Visir.is.
De son côté, la Commission européenne « prend note de l'intention du gouvernement islandais de soumettre une motion au parlement pour retirer la demande d'adhésion à l'UE », a indiqué à EUROPE Peter Strano, le porte-parole du commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle. « Comme nous l'avons déjà dit, la décision de demander l'adhésion à l'UE appartient à l'Islande », a-t-il ajouté.
Les négociations avec l'Islande sont suspendues depuis janvier 2013. L'un des principaux points de discorde entre l'UE et l'Islande concerne la pêche. Par ailleurs, l'Islande est associée à l'UE via la Convention de Schengen et l'Espace économique européen. (CG)