Bruxelles, 31/01/2014 (Agence Europe) - L'Autorité bancaire européenne (ABE) a publié, vendredi 31 janvier, les grandes lignes de la méthodologie de l'exercice 2014 des 'stress tests' bancaires qui toucheront 124 banques de 22 États membres et seront rendus publics en octobre.
Les 'stress tests' visent à analyser la capacité d'un établissement de crédit à affronter une période de trois années consécutives de turbulences financières. Selon le scénario de base qu'a retenu l'ABE, les banques devront détenir au moins 8% de capitaux de qualité optimale (CET 1), ceux-ci ne pouvant être inférieurs au seuil de 5,5% si une crise éclate. En 2011, l'autorité européenne avait retenu un seuil de 5% (EUROPE 10356).
La solidité des banques sera analysée au regard d'une série de risques qu'elles encourent à la fois sur leurs activités de détail et sur leur portefeuille d'investissement. En matière de risque de crédit, entrent dans le champ des tests de résistance les risques liés à la défaillance de contreparties telles que les États, les institutions financières et les ménages. En matière de risque de marché, les fluctuations seront valorisées à la valeur de marché ('fair value'), y compris pour les positions sur dettes souveraines. D'autres éléments seront pris en compte tels que les coûts de financement et le risque opérationnel. Les superviseurs seront également habilités à inclure des risques spécifiques à la nature du marché bancaire national mais, pour favoriser la comparabilité des résultats, les résultats des tests sur les risques additionnels devront être présentés séparément.
D'ici à avril, un dialogue va s'engager avec les parties prenantes en vue d'affiner la méthodologie envisagée. Les résultats des 'stress tests' seront connus en octobre, vraisemblablement au même moment que l'évaluation des actifs bancaires que réalise en parallèle la BCE, avant que cette dernière n'assume la fonction de superviseur unique européen dans l'eurozone.
Comme la BCE dans le cadre de l'union bancaire, l'ABE remet en jeu sa crédibilité sur ce nouvel exercice. En 2011, huit établissements (cinq espagnols, deux grecs et un autrichien) sur les 90 analysés avaient été contraints de se recapitaliser. (MB)