login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11009
Sommaire Publication complète Par article 20 / 36
INSTITUTIONNEL / (ae) avenir de l'ue

Pour M. Hollande, la révision des traités n'est pas la priorité

Bruxelles, 31/01/2014 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, a estimé vendredi 31 janvier à l'occasion d'un sommet bilatéral à Brize Norton (Royaume-Uni), que la révision des traités de l'Union européenne, voulue par le Premier ministre britannique, David Cameron, d'ici à 2017, n'était pas une priorité.

« La France souhaite que la zone euro puisse être davantage coordonnée, intégrée et, s'il y a des modifications de textes, elles ne nous paraissent pas aujourd'hui de l'ordre de l'urgence. Pour nous, la révision des traités n'est pas la priorité », a déclaré M. Hollande lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Cameron. La France souhaite que le Royaume-Uni reste dans l'UE, elle souhaite une Europe plus efficace pour atteindre les objectifs essentiels, la croissance, l'énergie, l'emploi, a-t-il aussi déclaré.

M. Hollande a dit respecter parfaitement le choix de David Cameron d'organiser un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans une UE réaménagée, d'ici à la fin 2017, s'il est réélu en 2015. « Mais on ne peut pas faire peser sur l'Europe le choix britannique », a ajouté le président français.

De son côté, le Premier ministre britannique a souligné que sa position restait identique: « Nous voulons ces changements. Nous voulons cette renégociation. Cette renégociation impliquera des changements dans le traité », a dit M. Cameron. Des modifications des traités se sont produites au cours des trois années et demie écoulées, mais clairement il y aura d'autres changements à venir, a-t-il poursuivi.

« Ce qu'il faut vraiment que les gens sachent, ici au Royaume-Uni, c'est que le référendum (sur l'appartenance du pays à l'UE) qui aura lieu, si je suis toujours Premier ministre, se tiendra d'ici à la fin 2017. Il n'y a aucun doute là-dessus », a conclu David Cameron.

M. Cameron a reçu M. Hollande non loin des ailes d'un Voyager, un avion de transport militaire issu de la conversion d'un Airbus A330 - un symbole de coopération industrielle entre les deux pays.

David Cameron a salué le virage plus libéral de la France, tout en ajoutant: «Je suis un conservateur britannique, François est un socialiste français. Ce serait bizarre que nous soyons d'accord sur tout ». Alors que l'économie britannique repart très vite depuis trois trimestres, le président français a expliqué que la croissance que les deux hommes recherchaient était de long terme.

Les délégations ont signé des accords en matière de défense. Dans les drones de combat furtif, Paris et Londres sont prêts à dépenser 120 millions de livres (145 millions d'euros) ensemble, plus 40 millions (48 millions d'euros) chacun de son côté. La France est intéressée par le drone Watchkeeper de l'armée britannique, et le Royaume-Uni est intéressé par le VBCI français, un véhicule blindé. Un accord a été signé dans le domaine spatial et un autre en matière de nucléaire civil. (LC)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
SOCIAL
ACTION EXTÉRIEURE
CONSEIL DE L'EUROPE
CALENDRIER