Bruxelles, 09/01/2014 (Agence Europe) - Athènes veut stimuler les négociations transatlantiques et celles avec les pays de la rive sud de la Méditerranée, et mettre en avant la dimension maritime du commerce.
Au lendemain de l'accord partiel historique conclu en décembre 2013 à Bali, la présidence grecque, qui tient les rênes du Conseil ce semestre, soutiendra les travaux multilatéraux du round de Doha à l'OMC. Mais son programme en matière commerciale ce semestre ne diffère en rien de celui de ses prédécesseurs: le cap est maintenu sur les négociations bilatérales et régionales, à travers des accords de nouvelle génération, les accords de libre-échange complets et approfondis (DCFTA).
Dans ce contexte, les pays voisins de la Méditerranée et ceux d'Europe de l'Est, du Caucase et de l'Asie centrale seront ses « interlocuteurs prioritaires ». La présidence vise le lancement, la poursuite ou la conclusion des négociations avec l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie, sur la base des directives de négociation adoptées par le Conseil en décembre 2011.
Avec les autres pays tiers, une importance particulière est attribuée aux négociations avec les grands partenaires économiques (États-Unis, Canada, Japon, Russie, Inde et Chine), la priorité étant donnée aux accords transatlantiques (les négociations TTIP avec les États-Unis et la finalisation de l'accord CETA avec le Canada). Athènes veut aussi faire progresser les relations avec la Chine, en vue du plan stratégique 2020 pour la coopération bilatérale, en mettant l'accent sur la protection des indications géographiques, la protection des investissements et l'accès au marché ainsi que les négociations de libre-échange avec le Japon, en particulier à la lumière de la clause de révision qui doit être évaluée au printemps. La présidence n'oublie en outre pas de mentionner le renforcement de la coopération avec les ACP, l'Amérique latine et l'Asie.
Outre la forte valeur ajoutée du commerce agricole de l'UE, la présidence grecque entend mettre en exergue, pendant son exercice, l'aspect maritime de la politique commerciale, qui représente 90% du total des échanges entre l'UE et les pays tiers et 40% du commerce intra-communautaire.
Enfin, la présidence assurera le suivi du processus en cours en ce qui concerne la modernisation des instruments de défense commerciale de l'UE et tâchera de boucler les procédures législatives sur le règlement visant à faire valoir les droits de l'UE dans ses accords commerciaux, et celui sur la responsabilité financière pour le règlement des différends entre investisseurs et États. Enfin, la présidence veillera à la mise en oeuvre harmonieuse du système de préférences généralisées (SPG) révisé, entré en vigueur au début de l'année. (EH)