Athènes, 09/01/2014 (Agence Europe) - Le ministre de la Réforme administrative et de l'e-Gouvernement, Kyriakos Mitsotakis, a souligné, le 9 janvier, que son pays veut passer d'une administration quantitative à une administration qualitative, alors que le programme d'aide financière a demandé la réduction du nombre de fonctionnaires et leur mobilité. Le nombre de fonctionnaires en Grèce a été réduit de 900 000 fin 2011 à 670 000 actuellement. Un seul fonctionnaire sur 5 qui partent à la retraite est remplacé, les fonctionnaires temporaires ont été réduits de plus de 15%. La charge des salaires a ainsi été réduite de 24 à 16 milliards, ce qui s'explique à la fois par la baisse des fonctionnaires mais aussi la diminution de leur salaire, en moyenne de 20%.
Tout autant que la diminution du nombre de fonctionnaires, la Grèce veut rendre ses services publics plus performants. « Le défi n'est pas de réduire la taille de l'administration mais de la rendre plus efficace », a concédé le ministre. « Un outil très important est celui de la mobilité, nous sommes en train de l'utiliser de façon assez agressive pour que les fonctionnaires aillent de postes où ils ne sont pas utiles à des postes où ils peuvent l'être, et du back office au front office », pour être proche des citoyens, a expliqué M. Mitsotakis. « Nous allons mettre en situation de mobilité 25 000 fonctionnaires. Ceux à qui on ne trouvera pas de poste devront quitter l'administration », a-t-il prévenu. Il a précisé qu'il souhaite qu'un plan permanent de mobilité soit mis en place.
Le ministre a expliqué que la Grèce veut un « organigramme plus efficace pour les postes importants de l'administration ». La promotion portera aussi davantage sur le mérite que sur l'ancienneté. Il a souligné que le pays est en train de mettre en place un système d'embauche central.
« Un des changements les plus importants est que nous laissons cette culture du clientélisme qui a fait que la Grèce avait une administration plus importante que celle qu'elle aurait dû avoir », a-t-il ajouté.
Le ministre s'est dit prêt à partager « nos bonnes pratiques ». (CG)