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Bulletin Quotidien Europe N° 10993
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

L'intégration du marché intérieur, priorité de la présidence grecque

Bruxelles, 09/01/2014 (Agence Europe) - Athènes accorde aussi une attention particulière à la dimension extérieure de la politique énergétique, en particulier à la coopération régionale en Méditerranée.

Les priorités de la présidence hellénique dans le domaine de l'énergie sont largement déterminées par deux dates marquantes pour le développement de la stratégie énergétique commune de l'UE, à savoir la date limite de 2014 fixée pour l'achèvement du marché intérieur de l'énergie et l'échéance de 2015 pour la fin de l'isolement des États membres vis-à-vis des réseaux de gaz et d'électricité qui relient l'Europe. Un bilan de progrès vers ces deux objectifs sera dressé à l'occasion du Conseil Énergie du 12 juin (à Luxembourg).

En ligne avec les conclusions du Conseil européen de février 2011 et mai 2013, Athènes fait de la mise en oeuvre du plan d'action sur l'achèvement du marché intérieur en 2014 la priorité numéro un de son programme. La présidence entend discuter du prochain rapport de progrès de la Commission lors d'une des deux sessions formelles du Conseil Énergie, pour identifier les derniers obstacles à lever à cette fin.

Dans ce contexte, la présidence porte aussi une attention particulière au renforcement des droits des consommateurs. Athènes veut promouvoir des actions et l'échange des meilleures pratiques pour garantir que les consommateurs bénéficient pleinement de leurs droits et que les plus vulnérables soient adéquatement protégés. La présidence considère en outre l'amélioration de l'efficacité énergétique comme un moyen de réponse efficace à la vulnérabilité et à la pauvreté énergétiques.

Concernant l'objectif 2015 pour l'interconnexion des marchés, la présidence grecque considère qu'une « impulsion politique constante » est nécessaire pour faire respecter le délai et s'assurer de la bonne mise en oeuvre des projets d'infrastructure d'intérêt commun (PCI). Un bilan sera dressé en juin.

La présidence grecque s'efforcera aussi de faire progresser les politiques énergétique et climatique de l'UE post-2020. Le Conseil Énergie du 4 mars (à Bruxelles) adoptera des conclusions sur la base de la communication de la Commission intitulée « Un cadre 2030 pour les politiques énergie/climat », que la Commission devrait dévoiler le 22 janvier (voir autre nouvelle et EUROPE 10991).

En outre, dans la perspective de l'accord international sur le changement climatique attendu en 2015, la présidence grecque veut aider l'UE à « définir une position claire qui lui permettra de s'engager activement dans le processus avec ses partenaires et d'assumer un rôle de premier plan et constructif ». Athènes promet une approche pragmatique pour déterminer le type, la nature et le niveau des objectifs 2030 qui permettront à l'UE d'atteindre ses objectifs climatiques de long terme, en tenant compte de la crise, des différentes capacités des États membres, des préoccupations des ménages et de la compétitivité des entreprises.

Au plan de la sécurité énergétique, la présidence grecque prévoit une discussion sur la diversification et le développement des infrastructures, le commerce transfrontalier et l'amélioration de la concurrence sur les marchés de l'UE lors du Conseil Énergie informel des 15 et 16 mai (à Athènes). À cet égard, outre l'efficacité énergétique, les domaines à examiner incluent la contribution des ressources autochtones, tant des énergies renouvelables que des énergies fossiles (avec la nécessité d'assurer une exploration et une exploitation de ces dernières sûres et respectueuses de l'environnement), la coordination des politiques énergétiques nationales face aux pays fournisseurs, et le développement du corridor gazier Sud et de la plateforme méditerranéenne.

Ce qui fait le lien avec l'autre grande priorité de la présidence grecque: la poursuite des travaux entrepris par la présidence lituanienne pour renforcer la dimension extérieure de la politique énergétique de l'UE. Ses travaux se concentreront en particulier sur la Communauté de l'énergie, sur son extension et sur la révision du traité l'instituant, qui expirera en 2016. Athènes entend soutenir les travaux de la Commission relatifs à la mise en oeuvre de l'acquis en matière d'énergie et au développement des projets d'infrastructures d'intérêt commun dans le cadre de la promotion de la sécurité énergétique pan-européenne.

Enfin, donnant suite à la conférence ministérielle UE/Méditerranée du Sud-Est sur ??la sécurité de l'exploration des hydrocarbures et à la réunion ministérielle de l'Union pour la Méditerranée sur l'énergie et sur le Plan Solaire Méditerranéen (EUROPE 10984), la présidence grecque veut explorer les moyens de renforcer la coopération UE/Méditerranée au plus haut niveau. Athènes veut aussi faire adopter par le Conseil des conclusions orientées sur la coopération énergétique régionale et sur les relations de l'UE avec les organisations internationales, dont l'IRENA, et les pays consommateurs, fournisseurs et de transit.

En ce qui concerne le travail législatif, la présidence étudiera avec les institutions la possibilité de parvenir à un accord politique au Conseil sur le dossier biocarburants/ILUC. La présidence grecque veut aussi commencer à travailler sur la proposition de la Commission attendue sur les critères de durabilité pour la biomasse solide et gazeuse. (EH)

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