Bruxelles, 27/11/2013 (Agence Europe) - Après un effort considérable de jonglerie politico-sémantique, l'UE et Israël ont trouvé, mardi 26 novembre, un terrain d'entente sur les lignes directrices, que la Commission européenne a réactualisées en juillet dernier, relatives à la participation du pays aux programmes et instruments financiers de l'UE dans le cadre des perspectives financières 2014-2020.
En vertu de ce compromis, les accords bilatéraux ne vont pas reconnaître les territoires occupés depuis juin 1967 et tout financement européen d'entités israéliennes s'y trouvant sera impossible. De son côté, si Israël accepte ce principe, il souligne en même temps qu'il ne reconnaît pas cette non-reconnaissance.
Un tel compromis, où chacun a finalement gardé sa position de départ, vient à point nommé puisque les premiers appels à projets pour le prochain programme-cadre de l'UE pour la recherche et l'innovation ('Horizon 2020') vont avoir lieu dès la mi-décembre. Or, c'est justement Israël qui devrait être un des premiers pays tiers à être associés et bénéficier d'une partie de l'atypique enveloppe budgétaire, la seule qui soit en nette hausse comparée aux années 2007-2013, de 70,2 milliards d'euros (prix constant 2011). Il n'y a donc guère de véritable surprise à ce que ce soit sur 'Horizon 2020' qu'un compromis ait pu être négocié sur ces fameuses lignes directrices.
L'annonce du compromis a été faite par la voie d'une déclaration conjointe de Catherine Ashton, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, et Tzipi Livni, la ministre israélienne de la Justice. La déclaration indique que « l'accord respecte entièrement les exigences légales et financières de l'UE, tout en respectant les sensibilités politiques d'Israël et en préservant ses positions de principe ». Cet accord « ouvrira la voie à la participation d'Israël à d'autres programmes de l'UE qui doivent être lancés à partir du 1er janvier 2014 », ajoute-t-elle. (JK)