Bruxelles, 19/11/2013 (Agence Europe) - S'exprimant en marge du Conseil Affaires étrangères, le ministre néerlandais, Frans Timmermans, est revenu, lundi 18 novembre, sur ses propositions de « Manifeste » pour une nouvelle gouvernance de l'UE, comprenant notamment une Commission européenne resserrée autour de quelques membres et portefeuilles clefs. Le ministre a notamment souligné, lors de ce briefing, les différences de position entre les Pays-Bas et le Royaume-Uni quant aux relations avec l'UE. Si « l'Europe de Monnet », comme le ministre l'avait souligné le 14 novembre dans une tribune publiée par le Financial Times, n'est plus adaptée au 21ème siècle et doit être repensée, il ne s'agit pas pour Amsterdam de redéfinir unilatéralement ses rapports avec l'UE mais d'arriver au contraire « à un accord politique à 28 sur la réforme du système », a expliqué Frans Timmermans. « La première grande différence est que nous ne voyons pas la nécessité de changer les Traités ». Tout ce que le ministre a proposé « peut se faire dans le cadre des Traités existants », d'où l'idée d'un « Manifeste », a-t-il poursuivi. Si le ministre a mis sur la table l'idée de resserrer le nombre de commissaires et de portefeuilles qui ne traiteraient que des gros dossiers, comme le marché intérieur ou les politiques économiques, il ne s'agit pas d'entamer une révision complète des politiques européennes. Pour Frans Timmermans, « nous avons même besoin de plus d'Europe sur les banques et la régulation », a-t-il encore ajouté. Le ministre a également manifesté son souhait que le Royaume-Uni reste au coeur de l'UE. « Nous sommes au centre de l'UE et on veut avoir ce débat au centre de l'UE », a encore expliqué Frans Timmermans. (SP)