Bruxelles, 19/11/2013 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté, le 19 novembre, par 632 voix pour, 29 contre et 30 abstentions, le nouveau programme européen Erasmus+. Celui-ci remplacera, à partir du 1er janvier 2014 et jusqu'au 31 décembre 2020, les programmes actuels en matière d'éducation et de jeunesse - qui conserveront toutefois leur label - et inclura désormais un volet sport. Le budget attribué au programme a été augmenté significativement et s'élève désormais à 14,7 milliards d'euros.
« Qu'il s'agisse d'éducation formelle ou non-formelle, de jeunesse et de sport, tous les fonds européens dans ces secteurs seront consolidés (…) Les programmes existants ont été préservés et améliorés: les étudiants Erasmus auront plus de flexibilité pour leurs études à l'étranger. Dans une phase pilote, les étudiants de master pourront introduire une demande pour financer leurs études. Le programme Comenius et le portail en ligne eTwinning seront renforcés et constitueront la base pour les partenariats entre écoles », a résumé le rapporteur Doris Pack (PPE, allemand). Se félicitant du budget élargi pour les différents sous-programmes, la commissaire responsable de l'éducation, Androulla Vassiliou, souligne qu'Erasmus + favorisera la mobilité des jeunes, ce qui leur permettra d'acquérir les compétences transversales nécessaires ainsi que des connaissances en langues indispensables pour trouver un emploi. En sus des bourses accordées aux particuliers, Erasmus+ soutiendra également l'établissement de partenariats entre les institutions d'enseignement et les entreprises, destinés à faciliter le passage du monde de l'enseignement à celui des entreprises et à améliorer la qualité de l'éducation dans les États membres, « mesures essentielles si nous voulons doter la jeune génération des qualifications et des compétences dont elle a besoin pour réussir dans la vie », a déclaré Mme Vassiliou.
Pour les étudiants de master, Erasmus+ leur offre par ailleurs la possibilité de bénéficier de prêts à taux réduits allant de 12 000 euros (pour un master d'un an) jusqu'à 18 000 euros (pour des études de deux ans). Un point qui a suscité de vives critiques dans certains États membres, notamment en France, ceux-ci estimant que cette offre allait favoriser l'endettement des jeunes. Pour Doris Pack, il s'agit pourtant d'un véritable plus, qui permettra aux étudiants aux revenus plus modestes de financer leurs études de master dans un autre État membre, alors qu'ils n'auraient pas pu l'envisager auparavant par manque de moyens. Ces prêts ne remplaceront pas les financements disponibles aux niveaux local, national et européen, insiste le PE. (IL)