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Bulletin Quotidien Europe N° 10951
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) partenariat oriental

Après Vilnius, la question de l'adhésion ?

Bruxelles, 25/10/2013 (Agence Europe) - Cinq semaines avant le sommet du Partenariat oriental à Vilnius, les 28 et 29 novembre, l'après-sommet est déjà en discussion et la question d'une éventuelle adhésion des pays se pose. « Il est très important de se souvenir que le sommet de Vilnius va achever un certain cercle politique et logique et ouvrira la voie à un nouveau cercle », a expliqué le vice-ministre des Affaires étrangères lituanien, Andrius Krivas, avouant avoir plus de questions que de réponses à propos du post-Vilnius. « Dire que Vilnius est un point de non-retour sonne bien et c'est plaisant mais le vrai point de non-retour est quand ce qui est décidé commence à être mis en oeuvre », a-t-il souligné, ajoutant que les accords devront être « pleinement opérationnels » pour le prochain sommet qui aura lieu en 2015 à Riga. « La mise en place des accords est la clé », a souligné Richard Tibbels, chef de division au Service européen pour l'action extérieure, expliquant que la signature des accords paraphés à Vilnius pourrait intervenir en 2014.

Mais se pose aussi la question de l'aspiration de ces pays à devenir membres de l'UE, et certains d'entre eux considèrent que ces accords sont un début d'intégration. « Le Partenariat oriental ne porte pas sur l'adhésion mais 50% des partenaires le voient comme une étape vers l'adhésion », a expliqué le ministre. « Comment transformer l'accord d'association en processus d'intégration ? », s'est interrogé le chef de la division de recherche et d'analyse politique de l'Eastern Europe Studies Center, Laurynas Kasciunas. Il a précisé que l'UE ne devrait pas seulement dire que la porte pour être membre de l'UE reste ouverte mais devrait aussi « clairement articuler » qu'en fonction des réformes internes et de la direction de développement prise par les pays, l'UE est prête à commencer le processus pour négocier une adhésion.

Ainsi, pour lui, l'accord d'association mène au processus d'intégration, « ce n'est pas la fin mais le début d'une nouvelle histoire ». Et le processus d'association devrait être traité comme une étape vers l'intégration, a-t-il ajouté.

Mais plusieurs États membres ne sont pas favorables à une possible référence à une adhésion et refusent ainsi une référence à l'article 49 des Traités qui souligne que tout État européen peut faire une demande d'adhésion, dans la déclaration finale du sommet de Vilnius. Les déclarations des sommets de 2009 à Prague et 2011 à Varsovie n'y font pas référence. Mais le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a déjà fait référence à une possible demande d'adhésion par la Moldavie, dans le futur. (CG)

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