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Bulletin Quotidien Europe N° 10951
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Trou budgétaire, la 'troïka' attend des propositions d'Athènes

Bruxelles, 25/10/2013 (Agence Europe) - La 'troïka' de créanciers institutionnels d'Athènes (Commission européenne, BCE, FMI) ne refoulera le sol grec pour terminer sa mission de suivi qu'une fois que les autorités du pays lui auront fourni des informations suffisantes, a précisé la Commission européenne, vendredi 25 octobre.

« La 'troïka' sera en position de reprendre sa mission à Athènes une fois que des informations suffisantes auront été reçues des autorités grecques nous permettant de tenir des discussions significatives en personne », a déclaré Simon O'Connor, porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn. La presse grecque évoque la date du 4 novembre pour un retour du trio de tête dans la capitale hellène, mais la Commission refusera vraisemblablement de confirmer une quelconque date si elle n'a pas reçu les informations qu'elle réclame. « Un retour début novembre est conditionnel » à la transmission d'informations, a ajouté M. O'Connor. Ces informations devraient en particulier concerner la manière de colmater les brèches dans le budget 2014.

Reste que l'ampleur du trou budgétaire ne fait pas consensus entre la 'troïka' et le gouvernement grec. Athènes le fixe à 500 millions d'euros, alors que la 'troïka' table sur un écart d'environ deux milliards, chacun semblant vouloir camper sur ses positions. Aux yeux de la Commission, Athènes surestime les performances futures de la collecte des impôts, mais la 'troïka' ne semble pas disposée à prendre le risque de lui laisser le bénéfice du doute. Une source gouvernementale a indiqué à la presse grecque que ce montant pourrait être comblé par des réformes dans la sécurité sociale. Citée par l'agence de presse grecque ANA, cette source a ajouté que le gouvernement grec n'accepterait pas « de nouvel ultimatum » de la 'troïka'. La Grèce conserve toutefois des impératifs financiers et seule une conclusion positive de la mission des créanciers lui permettra de rester sous perfusion financière. En jeu, le décaissement de 3,1 milliards d'euros de l'eurozone et d'1,8 milliard du FMI, montants toutefois indicatifs. La Grèce n'a pas de gros besoin en cette fin d'année, mais ne compte pas laisser pourrir la situation pour autant. La ligne rouge des Grecs serait de nouvelles coupes sèches dans les salaires ou les pensions, mais le gouvernement précise qu'il n'est pas opposé à des réformes structurelles.

À Bruxelles pour le sommet européen, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a par ailleurs cherché le soutien de la chancelière allemande, Angela Merkel. Celle-ci a toutefois déclaré vendredi en conférence de presse qu'à l'issue de sa discussion avec M. Samaras, qui selon elle n'a pas duré plus de cinq minutes, sa position n'avait pas changé. À noter que la conclusion de la mission de la 'troïka' permettra également à l'eurozone d'aborder la question du trou dans le financement du programme grec pour la fin 2014. (EL)

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