Bruxelles, 30/09/2013 (Agence Europe) - Le commissaire européen à l'Élargissement, Stefan Füle, a regretté, le 27 septembre, la décision des autorités serbes de ne pas autoriser la marche de la fierté qui devait se tenir à Belgrade le lendemain, pour la troisième année consécutive, pour des raisons de sécurité (EUROPE 10703). « Il s'agit d'une occasion manquée de montrer un respect des droits fondamentaux », a-t-il souligné dans un communiqué. La Commission attend du gouvernement serbe qu'il prenne « toutes les mesures nécessaires pour enquêter sur les menaces de violence dirigées contre le défilé et pour s'assurer que les droits à la liberté de réunion et d'expression soient pleinement respectés dans l'avenir », a ajouté M. Füle.
La Commission européenne continuera à soutenir les efforts de la Serbie dans le développement d'un climat de tolérance et de respect propice à chaque citoyen pour être traité sans discrimination, a ajouté le commissaire. Rappelant que les valeurs telles que la liberté de réunion et d'expression font parties des bases fondamentales sur lesquelles repose le projet de l'UE, M. Füle a expliqué que c'est « particulièrement important dans le contexte des négociations d'adhésion de la Serbie, dans le cadre desquelles le screening du chapitre 23 concernant le pouvoir judiciaire et les droits fondamentaux s'est tenu avec succès », les 25 et 26 septembre.
Les autorités serbes ont décidé d'annuler toutes les manifestations du 28 septembre après que plusieurs organisations ultra-nationalistes ont appelé à des rassemblements à proximité de l'itinéraire de la gay pride. La dernière marche de la fierté, en 2010, a donné lieu à des violences. (CG)