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Bulletin Quotidien Europe N° 10932
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) marchÉ intÉrieur

Propriété intellectuelle et valeur ajoutée économique

Bruxelles, 30/09/2013 (Agence Europe) - Une récente étude sur les droits de propriété intellectuelle (DPI) met en lumière leur poids dans le dynamisme économique en Europe. Près de 40% de l'activité économique proviennent de secteurs à forte intensité de DPI.

Celle-ci a été présentée, lundi 30 septembre, à la Commission européenne par l'Office européen des brevets (OEB) et l'Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (OHMI) en présence du commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier. Affirmant que les observations de celle-ci viendraient nourrir les travaux de son institution pour « bien comprendre ce sur quoi nous sommes en train d'agir ou de légiférer », celui-ci a été frappé, d'une part, par le fait que plus d'un tiers des emplois en Europe (26% soit 59 millions) dépendent indirectement des branches d'activités qui exploitent de manière intensive les DPI et, d'autre part, par la forte valeur ajoutée de ces emplois qui riment avec une rémunération moyenne supérieure de plus de 40% par rapport aux autres secteurs.

Les domaines d'activités pour lesquels les DPI sont un prérequis sont principalement liés à la fabrication d'outils à main et à moteur (brevets), de produits pharmaceutiques de base (marques), de montres et d'horloges (dessins), de produits laitiers (indications géographiques) et à l'édition de livres (droits d'auteur).

Benoit Battistelli, le président de l'Office européen des brevets, explique aussi que cette étude « montre que l'avantage conféré par les brevets et les autres DPI ne relève pas de la simple théorie économique ». Il insiste que le fait que, « pour les PME en particulier, mais également pour les centres de recherche et les universités, les brevets ouvrent souvent la porte aux capitaux et aux partenaires commerciaux ».

Le commissaire européen a d'ailleurs noté qu'une étape majeure avait été franchie en la matière avec l'accord sur le brevet européen pour le rendre plus compétitif « alors qu'il coûte 10 fois plus cher qu'aux USA ». (MD)

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