Bruxelles, 30/09/2013 (Agence Europe) - La police grecque a arrêté, samedi 28 septembre, le chef et fondateur du parti néo-nazi 'Aube dorée', Nikos Michaloliakos, six des 18 députés du groupe ainsi qu'une quinzaine de membres, cela dans le cadre d'une opération visant à mettre un terme aux exactions de ce parti désormais considéré comme une organisation criminelle.
S'étant illustré à de nombreuses reprises par des exactions à l'encontre des migrants, le parti a à nouveau fait parler de lui, il y a une dizaine de jours quand le meurtre d'un jeune Grec militant antifasciste lui avait été attribué. Un nouveau crime qui avait suscité la consternation des responsables européens et décidé le gouvernement grec à agir, cela alors que le pays doit prendre la présidence de l'UE au 1er janvier. Accusé, entre autres, d'abriter en son sein une milice paramilitaire et des milices d'assaut chargées notamment de frapper des migrants, le parti n'a pas officiellement été interdit. Le sort judiciaire des membres d'Aube dorée arrêtés au cours du week-end doit être connu ce mardi. Des élections partielles sont possibles du fait du départ de ces 18 députés d'extrême droite même si, selon les médias grecs, le gouvernement étudierait la possibilité d'avoir un parlement fonctionnant avec un nombre restreint de députés. La Commission européenne a dit suivre attentivement ces développements et a exprimé sa confiance en la justice grecque qui « prendra toutes les actions nécessaires dans le respect du droit ». Le chef de file S&D au Parlement européen, Hannes Swoboda, s'est réjoui de cette action des autorités grecques, tout en espérant qu'elle repose sur de vraies bases légales. (SP)