Bruxelles, 06/09/2013 (Agence Europe) - Les sept puissances économiques engagées dans le projet de recherche nucléaire réaffirment au niveau ministériel leur engagement à coopérer pour son succès.
Le siège du réacteur expérimental thermonucléaire international ITER sur le site de Saint-Paul-lez-Durance dans le département des Bouches-du-Rhône en France a accueilli, vendredi 6 septembre, sa deuxième réunion ministérielle depuis le lancement de la construction du projet en 2010.
Après une visite du vaste chantier, où se construit notamment le futur réacteur Tokamak, un cylindre de 28 mètres de diamètre, 29 mètres de haut et 23 000 tonnes intégré dans un bâtiment de 80 mètres de haut, les délégations ministérielles des sept pays et organisations parties prenantes au projet international de fusion nucléaire - la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, l'Inde, le Japon, la Russie et l'UE - se sont réunies, en présence de la ministre de la Recherche, Geneviève Fioraso, au siège de l'organisation.
L'un des objectifs de la réunion ministérielle était de valider les progrès réalisés depuis 2010, a expliqué le directeur général du projet, le Japonais Osamu Motojima. Les ministres ont aussi discuté des défis à venir du projet qui doit donner ses premiers résultats en 2021, le premier « plasma » (mélange de particules où doit se dérouler la réaction nucléaire) étant prévu fin 2020.
La réalisation dans les délais et la maîtrise des coûts de ce projet pharaonique évalué à 15 milliards d'euros ont en particulier été pointées du doigt comme les principaux défis. L'UE, qui finance à hauteur de 6 milliards d'euros la construction du site, a décidé en juin la préservation des crédits alloués au projet, après des discussions âpres entre pays membres. Pays hôte, la France assume 20% de la contribution de l'UE, auxquels s'ajoutent un peu plus de 400 millions de coûts d'infrastructures.
« Le projet ITER est une entreprise historique. Un effort intensif et des méthodes novatrices seront nécessaires pour répondre à tous les défis qui l'attendent encore, en particulier celui de rester dans un calendrier serré mais réaliste tout en contenant les coûts », a insisté le commissaire Günther Oettinger.
En même temps que les travaux avancent sur le site ITER, les composants high-tech du réacteur de fusion Tokamak sont fabriqués par l'industrie dans les pays membres du projet. La plupart des contrats ont été signés avec les principaux acteurs industriels, des composants sont déjà arrivés sur le site et les premiers grands composants sont attendus sur place pour juin 2014, à temps pour commencer les opérations d'assemblage, précise la Commission, dans un communiqué. (EH)