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Bulletin Quotidien Europe N° 10916
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INSTITUTIONNEL / (ae) avenir de l'ue

élections, les Européens veulent des candidats pour la Commission

Bruxelles, 06/09/2013 (Agence Europe) - Une majorité (55%) d'Européens irait voter aux élections européennes de mai 2014 si les familles politiques en lice présentaient des candidats pour le futur président de la Commission européenne, indique un nouvel eurobaromètre publié vendredi 6 septembre par le Parlement européen. Et 70% des sondés seraient favorables à une élection directe du président de la Commission.

Parmi les enseignements, le PE note que le sentiment d'appartenance à la fois « national et européen » est en hausse de 6 points depuis le dernier sondage de juin 2012 avec 49% des répondants concernés. Mais sans surprise, de grandes disparités sont visibles entre les pays: sur le sentiment « national uniquement » les résultats au Royaume-Uni atteignent ainsi 60% pour 33% de « national et européen ». Il est également très développé en Irlande avec respectivement 53% et 31% et à Chypre avec 51% et 38%. À l'inverse, à Malte, 66% des sondés se déclarent « national et européen » et 26% « national uniquement ». D'importantes différences subsistent entre zone euro et zone non euro, les pays de la zone euro ayant logiquement davantage de répondants « national et européen », 54% de répondants contre 42% pour les non-membres de l'eurozone.

Autre leçon de ce sondage: ceux qui considèrent que leurs concitoyens se sentent moins européens qu'il y a 10 ans sont surtout les Grecs (50%), les Britanniques (47%), les Français (40%) et les Chypriotes (35%).

Les répondants de la zone non euro sont plus nombreux (49%) que ceux de la zone euro (41%) à penser que leurs concitoyens sont plus européens qu'avant.

Enfin, comme dans les sondages précédents, ils sont encore 50% à penser que l'appartenance à l'UE est une bonne chose. Parmi les « bonnes choses », la libre circulation arrive en tête avec 56% des répondants, suivie par la paix (53% des réponses). L'appartenance à l'euro arrive en troisième position avec 24% des sondés. Au final, les résultats de l'enquête révèlent un intérêt limité pour les affaires européennes, aujourd'hui. En effet, une « majorité absolue de personnes interrogées déclare ne pas être intéressée par des questions de politique européenne. Alors qu'un peu plus de quatre répondants sur dix se disent intéressés », souligne l'étude. Mais à l'horizon 2025, une nette majorité considère que les citoyens seront plus impliqués qu'aujourd'hui dans les affaires européennes. Le sondage a été réalisé en juin 2013 dans les 28 pays de l'UE auprès de 27 624 citoyens. (SP)

 

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