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Bulletin Quotidien Europe N° 10881
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) pe/Égypte

Transférer le pouvoir à des autorités élues dès que possible

Bruxelles, 04/07/2013 (Agence Europe) - Exprimant « sa profonde inquiétude sur la situation en Égypte à la suite de l'intervention militaire », le Parlement européen a estimé, jeudi 4 juillet, que le pouvoir devait être « transféré à des autorités civiles démocratiquement élues aussi vite que possible ».

En adoptant un amendement oral de Véronique de Keyser (S&D, Belgique), les eurodéputés « appellent à un retour rapide à un processus démocratique qui inclut la tenue d'élections présidentielles et législatives libres, équitables et démocratiques, dans un processus totalement inclusif avec la participation de tous les acteurs démocratiques ». Ils expriment aussi « leur solidarité fondamentale avec tous les Égyptiens qui partagent des aspirations démocratiques pour le pays ». De cette manière, les députés européens ont décidé d'adopter un amendement oral sur la situation en Égypte, par ailleurs en constante évolution, plutôt qu'une des résolutions initialement prévues.

Mercredi lors du débat en plénière tenu avant la prise de pouvoir par l'armée égyptienne, le vice-ministre des Affaires étrangères lituanien, Vytautas Leskevicius, et les eurodéputés ont appelé toutes les parties à éviter la violence et à s'engager à la recherche d'une solution à la crise et au dialogue. « Il est probable que la situation des Égyptiens soit pire qu'avant 2011 », a estimé le ministre, précisant que « l'UE n'(avait) pas le choix et (devait) rester engagée pour l'Égypte ». Nous devons faire ce que nous pouvons pour que la jeune génération égyptienne, qui se tourne vers l'Europe, bénéficie d'une perspective démocratique, a indiqué Marietje Schaake (ADLE, Pays-Bas), appelant l'UE à ne pas décevoir ces attentes. « Nous devons soutenir les millions d'Égyptiens qui n'ont pas perdu leurs rêves de liberté, de sécurité, de prospérité », a ajouté Charles Tannock (CRE, Royaume-Uni).

Pour José Ignacio Salafranca (PPE, Espagne), « le processus de transition est en train de vivre un moment dramatique ». « Il faut une feuille de route avec un gouvernement d'unité nationale, des élections dans le délai le plus court possible », a-t-il ajouté. Même son de cloche chez Mme de Keyser. Elle a également souhaité que Mme Ashton utilise sa « relation privilégiée » avec le gouvernement égyptien pour « jouer le médiateur principal », convaincue que la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères est en mesure d'accomplir cette mission « avec beaucoup de compétences et de dévouement ». « Il faudra que ce pays se tourne vers une démocratie saine, une démocratie qui n'est pas celle où le président est élu par l'armée », a souligné la Néerlandaise Judith Sargentini (Verts/ALE). Willy Meyer (GUE/NGL, espagnol) a appelé le chef de l'armée égyptienne à se mettre du côté du peuple, « car personne n'est au-dessus de lui ». (CG)

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