Bruxelles, 17/06/2013 (Agence Europe) - Les pays occidentaux ont formulé l'espoir au cours du week-end que le nouveau président iranien, Hassan Rohani, réponde aux attentes de la communauté internationale concernant le dossier nucléaire et la Syrie. M. Rohani avait prôné durant la campagne une plus grande souplesse vis-à-vis de l'Occident concernant le dossier nucléaire pour mettre fin aux sanctions ayant plongé son pays dans une grave crise économique. Hassan Rohani avait aussi évoqué de possibles discussions directes avec les États-Unis, ennemi historique de l'Iran. Il avait néanmoins précisé que son gouvernement ne serait pas un gouvernement de compromis et de reddition.
La responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, s'est dite « fermement déterminée à travailler avec les nouveaux dirigeants iraniens en vue d'une solution diplomatique rapide à la question nucléaire ».
Le Royaume-Uni a appelé Hassan Rohani « à mettre l'Iran sur un nouveau chemin », notamment en « s'attelant aux inquiétudes de la communauté internationale sur son programme nucléaire, en faisant avancer une relation constructive avec la communauté internationale et en améliorant la situation politique et des droits de l'Homme », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Pour la France, « les attentes de la communauté internationale à l'égard de l'Iran sont fortes, notamment sur son programme nucléaire et son engagement en Syrie. Nous sommes prêts à y travailler avec le nouveau président », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a salué « un vote en Iran pour des réformes et une politique étrangère constructive ».
L'Italie « espère qu'il sera possible, avec le nouveau gouvernement du président iranien Rohani, de travailler au développement des relations bilatérales et d'entamer sans délai une période de compréhension renouvelée et un dialogue constructif », a dit la chef de la diplomatie, Emma Bonino.
Les États-Unis ont déclaré qu'ils « restaient prêts à collaborer directement » avec Téhéran sur la question du programme nucléaire iranien après la victoire de M. Rohani, considéré comme un modéré. La Maison Blanche a affirmé qu'un tel engagement aurait « pour but de trouver une solution diplomatique qui apaiserait les inquiétudes de la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien ».
Le président russe, Vladimir Poutine, a félicité dimanche Hassan Rohani, et « indiqué qu'il était confiant que le nouveau président œuvrerait à la prospérité de l'Iran, ami de la Russie, et au resserrement des liens » entre les deux pays, a indiqué M. Poutine dans un message adressé à Hassan Rohani.
Israël a pour sa part appelé dimanche les grandes puissances à maintenir la pression sur l'Iran, par la voix de son ministre des Renseignements, qui a estimé que cette nouvelle présidence serait peu susceptible de ralentir le programme nucléaire iranien (LC)