login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10868
Sommaire Publication complète Par article 14 / 38
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) tunisie

Précisions sur le partenariat privilégié

Bruxelles, 17/06/2013 (Agence Europe) - La perspective d'établir un « partenariat privilégié » (« statut avancé », selon sa dénomination initiale) ne semble pas claire pour tous en Tunisie. Certains analystes doutent notamment de l'opportunité d'engager le pays dans un accord qui suppose une orientation de fond qu'un gouvernement de transition serait mal avisé d'entreprendre.

L'UE, en l'occurrence sa délégation à Tunis, a contribué à l'organisation le 13 juin d'un séminaire de clarification sur les relations bilatérales. « Il est tout à fait naturel et compréhensible que le partenariat privilégié dans lequel l'UE et la Tunisie se sont engagées pour les années à venir soit objet de questionnement, de demande de transparence et de participation », a reconnu l'ambassadeur européen, Mme Laura Baeza. « Nous avons proposé - et la Tunisie a accepté - (lors du dernier Conseil d'association, en novembre 2012) une approche incitative sur la base d'une responsabilité réciproque, où le niveau d'ambition de notre relation et le soutien que nous mettrons à disposition dépendra essentiellement de la mesure dans laquelle nous allons partager les mêmes valeurs en termes de démocratie et droits de l'homme, de respect de l'état de droit et de bonne gouvernance », a-t-elle expliqué.

« Après des mois intenses de travail et de négociation, nous avons convenu avec les autorités tunisiennes d'un 'plan d'action', qui jette les jalons d'un partenariat privilégié entre la Tunisie et l'UE et dessine ses contours pour la période 2013-2017. » Selon Mme Baeza, c'est un « document politique non contraignant » qui « fixe les objectifs à atteindre » et qui constitue « un engagement politique profond, réciproque en vue de l'intégration de la Tunisie dans le marché intérieur européen ». C'est, dit-elle, un outil et « il est très compréhensible que cet outil ne soit pas toujours très bien compris - que cela soit en Tunisie ou en Europe. Mais l'essentiel (serait) de bien comprendre - et donc de bien expliquer ». Et, « comme tout outil, il n'est pas une fin en soi, il n'est qu'un moyen ».

Ignacio Garcia Bercero, directeur au commerce, présent au séminaire, a expliqué l'objectif de négocier un accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA). Cet accord devra aller « au-delà de la simple libéralisation des échanges commerciaux et de suppression des droits de douane, pour privilégier une intégration économique plus étroite, une réduction des obstacles non tarifaires, une libéralisation du commerce des services, et une protection accrue des investissements. Les négociations à venir devraient aussi compléter l'accord d'association par une libéralisation du commerce des produits agricoles et transformés ». (FB)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - ÉDUCATION
ÉCONOMIE - FINANCES
INSTITUTIONNEL
AFFAIRES & ENTREPRISES N°66
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE