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Bulletin Quotidien Europe N° 10868
Sommaire Publication complète Par article 31 / 38
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) pe/Économie

Les recommandations par pays en débat

Bruxelles, 17/06/2013 (Agence Europe) - L'UE doit trouver « le bon équilibre entre la consolidation budgétaire et la politique sociale », a estimé Veronica Lope Fontagné (PPE/Espagne), députée européenne, lundi 17 juin lors d'une audition des commissaires aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, et à l'Emploi et des Affaires sociales, Laszlo Andor.

Selon M. Rehn, un tel équilibre se reflète dans les recommandations spécifiques par pays publiées fin mai par la Commission, certains États s'étant vu accorder plus de temps pour atteindre leurs objectifs budgétaires et entreprendre des réformes structurelles destinées à booster la croissance. Le Commissaire Andor a, quant à lui, exprimé le souhait d'un marché du travail plus résilient, citant les initiatives de ses services, comme l'amélioration des services publics pour l'emploi, proposée le jour-même (voir autre nouvelle) ou la 'Garantie jeunesse', dont le champ d'application devrait être élargi, selon certains députés, pour toucher plus de demandeurs d'emploi.

À l'adresse de plusieurs députés qui soulignaient le besoin de réduire les coûts des financements des PME, M. Rehn a alors insisté sur la nécessité de réparer le secteur financier. Il a souligné l'importance de l'Union bancaire et du nécessaire nettoyage des bilans des banques « pour restaurer la confiance ».

Le député allemand Sven Giegold (Verts/ALE) a fait remarquer que, sur 240 recommandations précédemment formulées par la Commission, seules dix-sept avaient « été pleinement mises en œuvre par les membres du Conseil ». Il y va de la responsabilité des États membres, a estimé M. Rehn. Il a également considéré que les parlements nationaux devaient être plus largement impliqués.

Enfin, répondant à Elisa Ferreira (S&D, Portugal) qui lui demandait pourquoi ne pas 'communautariser' la réponse à la crise, M. Rehn a rappelé qu'en 2010, lorsque la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) avait été mise sur pied, « plusieurs États membres de la zone euro (avaient) insisté pour avoir le FMI à bord ». « Nous travaillons sur base de ce mandat », a-t-il ajouté, cette question pouvant être soulevée dans le cadre du débat sur le renforcement de l'UEM. (EL)

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