Bruxelles, 17/06/2013 (Agence Europe) - Le Premier ministre algérien « n'écarte pas la possibilité de réviser la règle 49/51 », un sujet qui suscite de forts débats entre l'UE et son pays.
Cette règle, qui impose à tout investisseur étranger de s'allier à un partenaire local et de lui concéder 51% du capital de l'entreprise conjointe, est constamment critiquée par la Commission européenne qui y voit un obstacle au développement des relations d'affaires.
Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a cependant précisé samedi 15 juin devant une assemblée réunie par le CNES (Conseil économique et social) que la révision « n'est pas d'actualité », mais un assouplissement semble en vue. M. Sellal a indiqué (cité par le 'Quotidien d'Oran') que le ministère de l'Industrie est en train « d'élaborer un dossier sur la stratégie globale pour relancer l'investissement sans remettre en cause certains principes et certaines règles juridiques » du 49/51. La démarche fait partie «d'un dossier plus général » dont le but est que l'Algérie puisse « retrouver sa base industrielle » et sortir du « dialogue de sourds sur le rôle des hydrocarbures » prédominant dans l'économie du pays. Le Premier ministre cite parmi ses objectifs « la libération de l'acte d'investir qui ne doit pas être un acte bureaucratique ». Il appelle à une « amélioration du climat des affaires et à la poursuite de la lutte contre la bureaucratie ». Il y a, dit-il « nécessité pour que ces différentes politiques parviennent rapidement à des résultats » et ce au moment où « le pays est regardé par tout le monde ». M. Sellal décèle un « intérêt accru pour l'Algérie par le fait que le pays n'a pas sombré dans ce qu'on appelle 'le Printemps arabe' », d'après ses propos cités par les médias. (FB)